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TÉLÉCOMMUNICATIONS

Le sous-traitant d'Orange Scopelec tente d'obtenir une bouée de sauvetage

8 avril 2022 | Mise à jour le 8 avril 2022
Par et
De 150 à 200 salariés du sous-traitant d’Orange en difficulté Scopelec ont manifesté jeudi matin à Paris, avant un rendez-vous prévu en milieu de journée avec la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a constaté un journaliste de l’AFP.

Scopelec avec ses 3.600 salariés est l’un des sous-traitants d’Orange pour la pose de la fibre jusqu’au domicile des clients et l’entretien du réseau cuivre. Basé dans le Tarn, avec trois sites en Aveyron, le sous-traitant  chargé notamment de l’installation de la fibre optique a perdu 65 % de ses contrats avec le géant français des Télécoms. L’entreprise pourrait aussi voir sa masse salariale réduite d’au moins 30 % dès ce mois d’avril, avertit l’entreprise.
Scopelec estime également perdre environ 40% de son chiffre d’affaires total du fait de la décision d’Orange, un choc énorme qui met en péril la survie de l’entreprise, avec pour conséquence la suppression d’environ 1000 emplois pour encaisser la réduction d’activité.  » Nous avons besoin d’obtenir 24 mois d’activité supplémentaires «  et  » de financements «  pour le plan de licenciement qui va être nécessaire, a indiqué lors de la manifestation Alain Thomas, le président du conseil de surveillance de Scopelec.
Orange plaide que la réduction des contrats avec Scopelec s’inscrit dans un  » contexte général de baisse d’activité «  sur l’entretien du réseau cuivre et de l’installation de la fibre, qu’il estime à environ 20% dans les années à venir. Il fait valoir que Scopelec reste un sous-traitant important pour lui, malgré la réduction d’activité.

Les salariés se tournent vers l'État

Les salariés se sont également tournés début mars vers la CGT. Selon Pascal Loureiro, le secrétaire général du syndicat pour le Jura, le repreneur des parts de marché dans le Jura est déjà connu, et il n'embaucherait pas.  » Il faut que les salariés soient repris «  , assène pourtant le syndicaliste.  » Le savoir-faire est dans leurs mains. L'État, actionnaire à 23 %, peut intervenir. Il ne faut pas les laisser tomber pour laisser faire de la sous-traitance en cascade et voir la qualité du service se dégrader  » .
Scopelec et Orange ont en outre rendez-vous vendredi 7 avril devant le tribunal de commerce de Paris. Le groupe coopératif accuse le géant des télécoms de  » rupture brutale de la relation commerciale  » .