Les négociations salariales s'annoncent tendues dans les services de l'automobile
Les négociations sur les minima de la branche Services de l’automobile qui commenceront le 3 juillet s’annoncent tendues. Loueurs de véhicules et services après-vente prônent en effet une augmentation limitée à 0,5 %. Inconcevable répond la CGT.
Publié le 28 juin 2019
Les négociations sur les minima de la branche des services de l’automobile qui commenceront le 3 juillet s’annoncent tendues. Loueurs de véhicules et services après-vente prônent en effet une augmentation limitée à 0,5 %. Inconcevable répond la CGT.
« Ces négociations de branche sont vitales car c’est elles qui fixeront le cap pour les minima salariaux lors des négociations annuelles obligatoires dans les entreprises », insiste José Doliget, responsable CGT des Services de l’automobile. Secteur rattaché à la Fédération de la métallurgie qui, entre commerce et réparation de véhicules – du poids lourd à la trottinette –, vente d’équipements, stations-service, contrôles technique, auto-écoles, location courte ou longue durée, parkings, casses automobiles et stations de lavages « recense 131 000 entreprises et dépasse les 500 000 salariés ».
Un espace hétérogène dans lequel, les efforts de la CGT, première organisation syndicale avec près de 28 % de représentativité, vont permettre de présenter un front uni lors du rendez-vous qui aura lieu mercredi 3 juillet. Côté patronal, le Conseil national des professions de l’automobile, le CNPA, qui « pèse » à lui seul 86 % des organisations patronales du secteur, est sous la pression de deux de ses composantes. Et non des moindres. Les loueurs de véhicules, Avis, Hertz, Europcar et autres Sixt, et ceux regroupés dans le Smava, le Service multimarque après-vente automobile, parmi lequel on retrouve des enseignes telles que Speedy, Feu Vert, Norauto, Carglass ou encore Midas. Lesquels ont avancé lors de discussions préliminaires une proposition d’augmentation de ces minima de… 0 % pour finalement accepter 0,5 %.
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