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G7 de Biarritz

Les organisateurs du contre-sommet du G7 refusent la confrontation avec la police

13 août 2019 | Mise à jour le 14 août 2019
Par et | Photo(s) : IROZ GAIZKA / AFP
Les organisateurs du contre-sommet du G7 refusent la confrontation avec la police

Les opposants au sommet du G7 à Biarritz, organisateurs d'un contre-sommet d'ONG, associations et syndicats avaient déjà manifesté en mai dernier à l'occasion d'un déplacement sur place du président français.

Les organisateurs du contre-sommet au G7, qui attendent 12.000 participants, ont assuré lundi 12 août lors d’un point de presse qu’ils n’entendaient provoquer aucune dégradation ou confrontations avec les forces de l’ordre lors des manifestations prévues à l’occasion du sommet des chefs d'États à Biarritz (24 au 26 août).

« Nous agirons avec calme et détermination. Nous ne dégraderons rien, nous ne participerons pas à la surenchère » , a affirmé Aurélie Trouvé, membre de la plateforme Alternatives G7 au cours d’une conférence de presse à Hendaye. « Nous n’entrerons pas en confrontation avec les forces de l’ordre et s’il y a des violences répressives, nous opposerons des techniques de résistance non-violentes » , a ajouté la militante lors de cette présentation des « enjeux » et du programme du contre-sommet. Lors d’une visite ministérielle le 4 juillet dernier, à Biarritz, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait prévenu que « toute manifestation violente » pendant le G7 serait « neutralisée » .

Le contre-sommet veut dénoncer le « cynisme à toute épreuve » du président Emmanuel Macron qui « ose afficher » comme objectif de ce sommet « la lutte contre les inégalités » , selon les organisateurs. Les opposants disent vouloir « éteindre l’incendie de la planète perpétré par ces 7 pyromanes » .

Dès le 19 août, les anti-G7 prendront leurs quartiers à Urrugne, commune voisine d’Hendaye, à quelques kilomètres de la frontière espagnole, pour y installer leur camp de vie. De là, des navettes conduiront les quelque 12.000 participants attendus sur les principaux lieux de conférences et ateliers, à Irun et Hendaye, qui débuteront le 21 août. Plus de 200 intervenants pour 40 conférences et 50 ateliers sont annoncés pendant trois jours. Ainsi, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sera présent le jeudi pour une conférence intitulée « Fin du monde, fin du mois, même combat » . Lors des multiples conférences et ateliers, il sera notamment question de migrations, de luttes féministes, d’urgence climatique ou d’autoritarisme.

Le 24 août, jour du lancement du sommet des chefs d'États à Biarritz, une grande manifestation s’élancera d’Hendaye pour rejoindre Irun, de l’autre côté de la frontière. Le lendemain, des actions « d’occupation des places publiques » auront lieu dans sept communes limitrophes de la cité balnéaire, que les organisateurs veulent sans dégradation ni violence.

Les ONG non grata au sommet officiel
Selon le site de l’ONG Réseau Action pour le Climat, « à ce jour (9 août), le gouvernement n'est prêt à accorder qu'une dizaine d'accréditations aux ONG, soit la plus faible représentation des organisations de la société civile depuis 2005. Les conditions d'accès de la société civile à la presse pendant le sommet restent floues. Ces restrictions rompent avec une longue tradition d'ouverture à la présence de la société civile lors des sommets du G7. » Pour Philippe Jahshan, président de Coordination Sud, « si la France a communiqué à plusieurs reprises sur son souhait d'associer tous les acteurs et actrices de la société aux discussions, le sommet de Biarritz ne reflète pas cette intention et suscite l'incompréhension des ONG. La société civile dans son ensemble et dans toute sa diversité doit être représentée au sommet. Il ne nous a été proposé que 10 accréditations. Est-ce sérieux ? »
Crédit : Réseau Action Climat