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SERVICES PUBLICS

Les pompiers en grève tout l'été

14 août 2019 | Mise à jour le 14 août 2019
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Les pompiers en grève tout l'été

Alors qu’ils sont sur-sollicités et manquent de moyens, les pompiers sont en grève durant tout l’été pour réclamer des embauches, une meilleure prise en compte des risques liées à la profession.

Ils continuent à éteindre les feux, à porter assistance aux personnes mais les pompiers sont en grève depuis le début de l’été. Certaines banderoles, quelques brassards… derrière leur abnégation et la discrétion de leur protestation, le malaise est pourtant profond. Il a poussé sept syndicats de sapeurs pompiers représentatifs de 85% de la profession à appeler à la grève du 26 juin au 31 août. Ils dénoncent dans la lettre envoyée le 16 juin, au ministre de l'Intérieur Christophe Castaner: « le contenu régressif du Projet de loi de transformation de la fonction publique et les grandes difficultés rencontrées au sein des Services Départementaux d'Incendie et de Secours [SDIS, NDLR] ». Et se déclarent : « fermement opposés aux politiques et projets néfastes du gouvernement et de certains de nos employeurs représentés respectivement par l'Association des Départements de France et l'Association des Maires de France ».

Un service public de plus en plus sous tension

Retrait du Projet de loi de transformation de la fonction publique, recrutement d'emplois statutaires pour répondre aux besoins, respect des libertés syndicales et démocratiques alors que dans certains départements comme dans le Val-d’Oise, des pompiers font l’objet de sanctions disciplinaires après avoir refusé de retirer leur brassard de gréviste sous prétexte d’être tenu au devoir de réserve… La liste des revendications est longue. « C’est le résultat des politiques de réduction des services publics et notamment de celles liées à la santé, explique Alain Darmey, pompier aux Sables d’Olonne et membre du collectif des SDIS CGT. Quand les autres services n’arrivent plus à assurer ça retombe sur nous, que ce soit pour le transport de malades ou l’assistance à personne violente. » Sur-sollicités, les pompiers sont contraints de faire plus avec moins de moyens et dénoncent également un climat de tension, eux qui arrivent souvent en bout de chaîne pour traiter les symptômes d’un malaise social plus général.

 

Les pompiers veulent une meilleure prise en compte de leur santé

 

« On veut une meilleure prise en compte de notre santé et de notre sécurité, développe le syndicaliste. L’exposition aux fumées, à l’amiante, au plomb, aux métaux lourds, aux particules fines, aux benzènes, aux aromatiques ou autres substances cancérigènes, comporte des risques importants. Il faut améliorer la reconnaissance de l’accident et des maladies professionnelles des pathologies liées aux environnements toxiques propres à notre activité professionnelles. » Conscients de ne pouvoir s’y soustraire, les pompiers réclament dans le même temps une réparation financière, soit la revalorisation de la prime de feu à 28% alors qu’elle reste de 19% du traitement indiciaire brut depuis sa création en 1990. Suite logique, la question des retraites fait également l’objet de fortes attentes avec la demande de pérennisation de la Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales (CNRACL) et de l'amélioration du dispositif (dit « catégorie active ») leur permettant un départ en retraite anticipé en raison de la pénibilité et des risques.