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EXTRÊME DROITE

Lyon : menace à la bombe de l'extrême droite contre la CGT

24 février 2026 | Mise à jour le 24 février 2026
Par | Photo(s) : Matteo Frigo via Wikimedia Creative Commons
Lyon : menace à la bombe de l'extrême droite contre la CGT

Vue de Lyon (Photo d'illustration)

La CGT Lyon a été ciblée par une menace à la bombe venue à l’évidence de l’extrême droite samedi 21 février avant la marche en hommage à Quentin Deranque. Les syndicalistes ont porté plainte et réaffirment leur détermination dans le combat contre l'extrême droite. 

« Objet du mail : « Bombe : je vais tuer les rouges », peut-on lire dans Le Progrès. Samedi 21 février, avant le défilé hommage au militant d'extrême droite Quentin Deranque, les mairies d'arrondissement de Lyon ont reçu ce mail glaçant, comme l’a révélé un communiqué de presse de la CGT, paru en fin de journée lundi 23 février. L'auteur, dont l'adresse mail se termine par « 88 », un code connu dans les milieux néonazis signifiant « Heil Hitler », affirme avoir pu pénétrer dans le local syndical de la CGT de nuit pour y poser des engins explosifs. « Je vais tuer tous les crouilles, les gauchistes et autres nègres, je fais tout sauter à 16 h et vous mourrez tous » peut-on lire dans le mail, retranscrit par Le Média. Les locaux, situés dans le 1er arrondissement, au coeur de la cité rhodanienne, ont été inspectés ce lundi par la police qui n'a rien trouvé. « C’est un bâtiment assez sécurisé, je ne pense pas qu’ils puissent y entrer aussi facilement » explique Sébastien Douillet, secrétaire de la CGT Ville de Lyon, qui a porté plainte.

« Cet acte grave s'inscrit dans un climat d'intimidations et de violences visant les organisations syndicales et plus largement l'ensemble des structures engagées dans la défense des droits sociaux et des libertés démocratiques » affirme la CGT Lyon dans un communiqué. « On a déjà été menacés pas mal au mois de décembre » se souvient Sébastien Douillet, « vous savez, le RN est venu faire son lancement de campagne à Villeurbanne [dans la banlieue lyonnaise, ndlr]. On a participé à un rassemblement avec l’union départementale et l’union locale. Et sur notre Facebook, on a eu, je crois, 3 400 messages disons… sympathiques. Des messages haineux et des menaces de mort. » Le 18 février, Solidaires avait également dénoncé une attaque des menaces et une attaque au marteau contre son local à Lyon. La CGT les accueille à la bourse du travail en attendant la rénovation de leurs locaux. 

Malgré cela l’ambiance reste calme dans les bureaux. « Moi j’étais inquiet, j’ai proposé aux collègues de changer de locaux, mais elles n’ont pas voulu, elles ont dit que ce n’était pas la peine » relate Sébastien Douillet.

Des ennemis mortels

« Face aux tentatives de déstabilisation, notre organisation syndicale réaffirme sa détermination » déclare la CGT Lyon, « Ceux qui souhaitent aujourd'hui notre mort sont les héritiers de ceux qui voulaient voir s'éteindre la République en 1934, et qui se sont empressé de collaborer en 1940. » 

Après la marche en hommage à Quentin Derange, où la presse, dont Libération, avait aperçu des saluts nazis et identifié des figures connues de l'extrême droite, le parquet de Lyon a ouvert deux enquêtes, une pour « apologie de crime contre l'humanité » et l'autre pour « injures racistes et homophobes ».