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Travail décent

« Pour que les travailleurs aient voix au chapitre »

6 octobre 2016 | Mise à jour le 10 janvier 2017
Par | Photo(s) : Bapoushoo
« Pour que les travailleurs aient voix au chapitre »

À l'initiative de la Confédération syndicale internationale, le 7 octobre est, depuis 2008, Journée mondiale pour le travail décent. À l'occasion de cette journée de mobilisation, rencontre avec Bernard Thibault, représentant des travailleurs au sein de l'Organisation internationale du travail.

À l'initiative de la Confédération syndicale internationale (CSI, dont la CGT est adhérente et cofondatrice), le 7 octobre est, depuis 2008, Journée mondiale pour le travail décent.

À l'occasion de cette journée de mobilisation, nous publions l'entretien que nous avait accordé Bernard Thibault lors du Forum social de la Fête de l'Humanité 2016.

Aujourd'hui, l'ancien secrétaire général de la CGT est l'un des quatorze représentants des travailleurs à l'Organisation internationale du travail (OIT) à Genève. Cette agence tripartite (États, employeurs et travailleurs) de l'ONU a pour but de promouvoir les droits au travail et le travail décent.

Bernard Thibault aime à rappeler que l'OIT est la seule institution mondiale où « les travailleurs ont voix au chapitre ». C'est là que se négocient les conventions internationales du travail, « exercice laborieux » comme on peut l'imaginer à l'aune de l'âpreté du dialogue social dans notre pays. « C'est un peu comme si on négociait à l'échelon national les articles du Code du travail » résume Bernard Thibault. C'est donc un travail essentiel pour des États de droit comme la France, mais aussi pour des États dépourvus de législation sociale.

« L'autre mission consiste à faire en sorte que ces conventions soient appliquées partout», explique Bernard Thibault, avec la pression des organisations syndicales locales ou des coopérations syndicales continentales ou internationales. Enfin, l'OIT sert aussi de « chambre d'appel » pour les travailleurs du monde entier qui peuvent y recourir pour faire appliquer les conventions dans les États qui les ont ratifiées. Bernard Thibault cite ainsi en exemple la plainte des syndicats portugais sur le système d'indemnisation du chômage.

Enfin, l'OIT « nous permet de porter des revendications pour des évolutions institutionnelles. Cette organisation va avoir 100 ans et il est nécessaire de revoir ses outils pour contraindre d'avantage les États à respecter les droits des travailleurs ». Une évolution déterminante dans un contexte de mondialisation.