
Louvre : une grève capitale pour les salariés du musée
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Grève à la fosse 4 à Carvin (Pas-de-Calais)
En 1944, à la Libération, la corporation minière est au faîte de sa puissance. Auréolée de son engagement dans la « bataille de production », elle gagne la nationalisation des Houillères puis le statut des mineurs… L'embellie est de courte durée. L'éviction en mai 1947 des ministres communistes aidant, l'heure est à la contre-offensive d'une bourgeoisie revancharde dans un contexte de « guerre froide ».
A l'été 1948, une série de circulaire et décrets dictés par le ministre socialiste (SFIO) de l'Industrie et du Commerce Robert Lacoste mettent le feu aux poudres. Les remises en cause du salaire conventionnel et de la gestion paritaire des accidents du travail et des maladies professionnelles, des licenciements facilités entraînent une levée de boucliers. A l'appel de la Fédération nationale des travailleurs du sous-sol de la CGT, et avec le soutien de la CFTC et de FO, la grève est décidée par une écrasante majorité des 259 000 mineurs, consultés par voie de référendum. Elle débute le 4 octobre. Le ministre socialiste de l'Intérieur Jules Moch la qualifie d'emblée d'« insurrectionnelle » pour justifier une répression d'une ampleur inouïe.
Le 7 octobre, le mineur slovène de Merlebach Bartel Jansek est assassiné à coup de crosse par un CRS. Les bassins sont occupés. Dès la mi-octobre, la menace brandit par la CGT de « suspendre la sécurité » des installations, donne le prétexte à l'État de l'évacuation des carreaux de fosse au prix de maintes arrestations. L'unité syndicale se disloque.
L'heure est à l'affrontement sanglant. Le mouvement s'étiole en dépit de l'énorme élan de solidarité qu'il a suscité. La CGT appelle finalement à la reprise du travail le 29 novembre sans que ses revendications ne soient satisfaites. Le bilan de la répression est très lourd : quatre mineurs assassinés, des centaines d'autres licenciés pour « entraves à la liberté du travail », les délégués mineurs révoqués, des dizaines d'étrangers expulsés. 3 000 condamnations sont prononcées dont la moitié concerne des peines de prison.
Il faudra attendre août 1981 pour que les mineurs bénéficient d'une amnistie. Et deux décennies encore avant que ces victimes du « terrorisme d'État », selon l'expression de Norbert Gilmez devenu depuis leur porte-parole, n'engagent un processus en vue de leur réhabilitation. En 2014, à l'initiative de Christiane Taubira, ministre de la Justice, une loi reconnaît le « caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève ».
Une poignée de survivants ou leurs ayant droits bénéficieront d'une allocation forfaitaire en compensation du préjudice subi. Le combat continue désormais afin d'obtenir « le droit à la reconstitution de carrière ».

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