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Travailler autrement

23 février 2015 | Mise à jour le 20 mars 2017
Par | Photo(s) : DR
Travailler autrement

Au XXIème siècle, pourquoi continuer à travailler comme au début de l'ère industrielle ? « Le bonheur au travail » montre que l'autonomie des salariés bénéficie à l'entreprise.

Des entreprises où règne le bonheur. Tous les salariés en rêvent… Mais peu d'entreprises s'y risquent, ligotées par des certitudes qui méritent d'être remises en question.

Ce documentaire de Martin Meissonnier a mené l'enquête au Ministère de la Sécurité sociale belge, chez le géant indien de services et technologies HCL, dans l'entreprise Chronoflex de Nantes -leader en France du dépannage de flexibles hydrauliques- ou dans le groupe de biscuiterie Poult.

Des entreprises « libérées », où les employés ont la complète responsabilité de décider ce qu'ils jugent pertinent pour effectuer leur travail. C'est possible, et ça marche !

Aujourd'hui, grâce à un niveau d'éducation de plus en plus élevé et aux transformations générées par la révolution numérique, la donne a changé. Les salariés, formés, informés, ressentent vivement la frustration d'être considérés comme des pions au sein d'organisations qui peinent à s'adapter à une concurrence mondialisée ou dans des services publics dont l'orthodoxie budgétaire impose sans cesse de nouvelles réductions d'effectifs.

Certaines constantes sont à retenir et ce quelle que soit la taille et le secteur d'activité de l'entreprise : arrêt du système pyramidal, pratiques égalitaires, suppression des contrôles et des chefs, partage de l'information.

Un seul but : créer la confiance, libérer la créativité, s'appuyer sur l'autonomie et le sens des responsabilités de chacun et rendre au salarié le sens du travail et l'envie qu'il soit bien fait. Et les résultats sont là, même si cette révolution seule ne peut pas, par exemple, suffire à sauver des structures en difficulté notamment dans un contexte de concurrence mondiale.

Mais le point important demeure que plus les salariés sont impliqués, autonomes et respectés, meilleure est  la productivité (qualitative comme quantitative) de leur travail

LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL N'EST PAS UNE FATALITÉ

Comme l'indiquent les travaux du sociologue Yves Clot : « La seule “bonne pratique” est la pratique de la controverse sur le travail bien fait », car « la souffrance n'est pas d'abord le résultat de l'activité réalisée. C'est ce qui ne peut pas être fait qui entame le plus. La souffrance trouve son origine dans les activités empêchées, qui ne cessent pourtant pas d'agir entre les travailleurs et en chacun d'eux sous prétexte qu'elles sont réduites au silence dans l'organisation »

Etre heureux au travail, est-ce un rêve ou une réalité ? Dans ce film-enquête, nous suivons les salariés pour comprendre les recettes du bonheur dans les secteurs d'activités les plus divers et découvrir des solutions innovantes qui permettent de créer les conditions d'une activité de travail qui bénéficie à tous.

Autour de cette problématique, parmi les acteurs impliqués, les syndicats ont aussi un vaste champ de réflexion à explorer. Dans son ouvrage « Le travail à cœur », Yves Clot avançait d'ailleurs l'idée que face à leur affaiblissement, les syndicats pourraient trouver une voie de reconstruction, par en bas, en mettant le conflit sur « la qualité de l'activité » au cœur de leurs revendications.

Un documentaire qui devrait être au programme des écoles de management d'entreprise ou de services public pour que le travail ne soit plus principalement une contrainte.
Arte, 24/2/2015, 20h50. Documentaire de Martin Meissonnier. 1h30.

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