Tour à tour journaliste, hacker, militant, « geek »…, Julian Assange vient de passer en prison son cinquantième anniversaire. Il est incarcéré alors qu’il a publié des documents classifiés dénonçant les crimes de guerre américains, notamment en Irak et en Afghanistan. Un emprisonnement dénoncé par nombre d’associations de défense des droits humains dans le monde, et en particulier par le SNJ-CGT.
Acclamé par les uns pour avoir révolutionné l’accès à l’information, décrié par d’autres pour avoir agi en pirate justicier tout puissant, Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, est devenu un personnage hautement controversé. « Julian Assange doit être libéré sans plus tarder, tout état démocratique (qui ne craindrait pas des sanctions de la part des États-Unis) s’honorerait de lui accorder l’asile, à moins que le président des États-Unis décide de lever les charges qui pèsent contre lui », souligne, notamment, la Ligue des droits de l’Homme.
Réfugié puis prisonnier
Après avoir trouvé refuge dans l’ambassade d’Équateur à Londres durant des années, cet Australien de cinquante ans croupit aujourd’hui dans une prison britannique, dans l’attente d’une éventuelle extradition vers les États-Unis, où il risque une peine de plus de 100 ans de prison. Pourquoi ? Parce qu’on lui reproche d’avoir publié des informations d’intérêt général en 2010.
L’histoire des révélations sensibles
En 2010, WikiLeaks entre dans l’arène médiatique en publiant une vidéo intitulée « meurtre collatéral » qui révèle les horreurs de la guerre en Irak. L’onde de choc est mondiale. Puis, Julian Assange n’a eu de cesse de multiplier les révélations qui mettent en cause la toute-puissance américaine. À Washington, il est considéré comme l’ennemi d’État numéro 1. Il faut le faire taire par tous les moyens.
Recul et analyse
L’intérêt de ce récit est de revenir sur toute l’histoire depuis la publication de la vidéo « Collateral Murder » à la révélation des courriels volés du Parti démocrate en 2016 et des MacronLeaks en 2017.
Tourné sur une dizaine d’années, ce documentaire composé de nombreuses images d’archives, interroge en outre le « phénomène Assange » sans concession : le personnage, ses méthodes, mais aussi sa contribution au journalisme, à travers des entretiens exclusifs réalisés dans toute l’Europe et jusqu’en Islande.