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Certains sont en grève parce qu’ils ne comprennent pas tout ”

Jean-Michel Blanquer - Ministre de l’Éducation nationale
4 décembre 2019 | Mise à jour le 4 décembre 2019
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Le ministre de l'Éducation nationale a à nouveau fait valoir le droit à la parole méprisante et insultante de la majorité et de l'exécutif marchiste dans un entretien sur la grève de ce jeudi 5 décembre.

Je pense que certains sont en grève parce qu'ils ne comprennent pas tout.

Voilà, précisément les mots prononcés sur la matinale de RTL, par Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, le lundi 2 décembre. Reprenant le refrain désormais classique des citations de la majorité En Marche ou de l'exécutif.

Le ministre confirme le mépris avec lequel les questions soulevées par le mouvement social dans son ensemble et les syndicats, dont la CGT, sont répondues sur cette réforme inique, et qui se fait dans un nivèlement par le bas.

Si la majorité refuse de parler du fond autrement qu'avec des éléments de langage dont le premier est : « On ne peut pas être contre la réforme, on n'en connait pas le contenu » — oubliant au passage toutes les réunions faites par Matignon ou le haut-commissaire aux retraites et ses tournées en France — les salariés ont bien saisi les autres éléments de langage régulièrement distillés dans les médias.

Sur la durée de vie qui s'allonge, sur le coût des « régimes spéciaux de retraites », sur la simplification qu'il faut donner à un régime « à bout de souffle »…

On ne peut que regretter le manque de pugnacité des intervieweurs pour demander à ce gouvernement pourquoi les retraites sont à bout de souffle alors que le financement de la protection sociale, avec les exonérations de cotisations sociales, n'a jamais été aussi bas.

Et que les politiques sociales et économiques de cette majorité ne cherchent qu'à renvoyer de plus en plus, vers le privé, vers les fonds de pension (qui sont réclamés par une partie des éditorialistes et de la presse).

Demain, jeudi 5 décembre, parce qu'ils et elles seront nombreuses à avoir compris ce dont il était question et qu'ils ne veulent pas d'une réforme de casse et de baisse des pensions, les Français·es seront en grève et la NVO sera présente pour en faire état.

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