
Un nouveau congé de naissance : avancée sociale ou trompe-l’œil ?
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Sa cheminots manifestent à la gare de Lyon Part-Dieu, le 12 juin 2018 pour le 15e jour de la grève nationale contre la réforme de la SNCF.
Lors de cette « table ronde salariale », la direction « persiste : 0 % d'augmentation générale pour les cheminots et ce pour la 4e année consécutive », dénonce dans un communiqué la CGT cheminots, qui juge « inacceptables » les hausses ciblées accordées par la direction.
« C'est une quatrième année blanche pour les NAO. On voit les efforts de productivité fournis par les salariés et la réponse de la direction, c'est une année blanche », a critiqué Florent Monteilhet, secrétaire fédéral de l'Unsa ferroviaire, qui a qualifié de « mesurettes » les augmentations ciblées. Fustigeant cette « quatrième année d'austérité salariale », alors que les agents de la SNCF « ont permis à l'entreprise de gagner plus de 10 % de productivité en trois ans », Sud-Rail s'insurge également contre « une augmentation continue des dix plus hautes rémunérations » du groupe.
« La direction affiche un mépris grandissant vis-à-vis des cheminots quel que soit leur métier, leur qualification, leur collège, qu'ils soient contractuels ou au statut », accuse la CGT dans son communiqué publié hier. Et l'ensemble des organisations syndicales ont exprimé « de façon unitaire leur désaccord » avec la direction, a indiqué Florent Monteilhet. Selon une source proche du dossier, « deux mesures ont été décidées, même si la table ronde de [mardi] n'a pas permis d'aboutir à un accord » entre direction et syndicats.
La direction a ainsi décidé une « augmentation de 15 euros brut mensuels (soit entre 0,7 % et 1 % d'augmentation de la rémunération fixe annuelle) pour 40 000 agents d'exécution », ainsi que le « maintien de la gratification correspondant à l'écart constaté pour tout salarié dont la progression de rémunération serait inférieure à celle de l'inflation (dispositif de garantie individuelle du pouvoir d'achat) », selon cette source.

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