
Des licenciements déguisés au coup de rabot : les dessous de la chasse aux ruptures conventionnelles
L’accord conclu en février, rejeté par la CGT, marque un nouveau coup de rabot pour les bénéficiaires des ruptures conventionnelles. Lire la suite

En ouverture de séance, Éric Aubin, qui conduit la délégation de la CGT, a d'abord rappelé la volonté de l'organisation de « voir évoluer les règles de la négociation nationale interprofessionnelle » afin de ne pas retomber dans les manœuvres déloyales qui ont amené la CGT à saisir la justice après la dernière négociation de la convention d'assurance chômage.
La délégation CGT était donc porteuse de plusieurs propositions visant à délocaliser les négociations hors des locaux patronaux, à éviter les séances de nuit, bannir les réunions bilatérales pendant les séances plénières et débattre de toutes les propositions soumises par les organisations syndicales.
Cette première réunion a aussi permis d'aborder quelques pistes de travail. Ainsi, sur la réintroduction d'une dégressivité des allocations chômage proposée par le gouvernement, le représentant du Medef aurait, selon Éric Aubin, « reconnu que cette mesure n'avait pas été un franc succès quand elle était en place, mais ne l'a pas pour autant écartée ».
Les différentes organisations syndicales se sont exprimées sur la nécessité de s'attaquer au comportement des employeurs qui encouragent la précarité à travers la fragmentation et le raccourcissement des contrats de travail. Des facteurs qui pèsent lourd dans le déficit du régime. Le coût de la précarité est en effet évalué à 9,3 milliards d'euros, selon les services de l'Unedic.
La CGT a commencé à verser aux débats trois propositions de recettes nouvelles : une taxation supplémentaire des contrats courts ; une contribution sur les ruptures conventionnelles ; le déplafonnement des allocations et des cotisations. Des mesures qui, pour Eric Aubin, « permettraient de faire rentrer suffisamment d'argent pour combler le déficit, mais aussi de financer des droits nouveaux que nous proposons de négocier ».
Ce premier tour de chauffe a permis de constater que toutes les organisations syndicales s’accordent sur l'idée qu'il faut apporter des recettes nouvelles et que de nouveaux reculs en termes d'indemnisation ne seraient pas acceptables. C'est dire si la partie s'annonce serrée, car le Medef est bien décidé à ne pas consacrer un euro de plus au financement du régime. Il est conforté dans cette ligne dure par les interventions du gouvernement ces dernières semaines, qui appelaient toutes à prendre des mesures drastiques.

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