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INDUSTRIE

ArcelorMittal : tandis que les députés confirment leur volonté de nationaliser, la joie et la détermination des salariés

12 juin 2026 | Mise à jour le 12 juin 2026
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ArcelorMittal : tandis que les députés confirment leur volonté de nationaliser, la joie et la détermination des salariés

La CGT organisait un rassemblement devant le Palais-Bourbon, jeudi 11 juin, pour soutenir les députés, invités à réitérer leur vote historique de novembre 2025.

Après une adoption en première lecture par les députés le 27 novembre 2025, puis un rejet par le Sénat le 25 février 2026, le projet de nationalisation des activités françaises du groupe sidérurgique, porté par la CGT, a de nouveau été voté par l'Assemblée nationale ce jeudi 11 juin. Il devra être à nouveau examiné par la chambre haute

« C'est une nouvelle étape. Ça fait deux ans que nous portons ce projet, mais qu'est-ce qu'on en est fiers ! », se réjouit Gaëtan Lecocq, délégué CGT d'ArcelorMittal à Dunkerque. À n'en pas douter, les sidérurgistes ont quoi célébrer la victoire de ce 11 juin 2026. À l’Assemblée nationale, les députés ont une nouvelle fois confirmé leur choix par 106 voix pour (49 contre). Devant le Palais-Bourbon, la CGT organisait un rassemblement pour soutenir l'action des parlementaires, invités à réitérer leur vote historique de novembre 2025.

Né et porté par la CGT d'ArcelorMittal, le projet de nationalisation du groupe sidérurgique avait donné lieu à une proposition de loi du groupe La France insoumise, qui avait été adoptée, l’automne dernier, avec une large majorité (127 députés de gauche avaient voté pour ; 41 députés de droite et du bloc central contre, et les autres – dont le Rassemblement national – s'étaient abstenus). Dominé par la droite, le Sénat s'était empressé de défaire cette décision en février. Ce 11 juin, c'est la niche parlementaire du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) qui donnait une nouvelle chance de prendre une décision historique. Il doit désormais faire l’objet d’une nouvelle lecture au Sénat.

« L’acier, c’est la base de toute l’industrie »

Lors de son 54e Congrès, qui s’est tenu du 1er au 5 juin à Tours, la CGT a adopté une motion de soutien aux salariés d'ArcelorMittal et réaffirmé sa détermination à obtenir la nationalisation du groupe : « Il apparaît qu’aucune autre voie légale ou politique ne permet, aujourd'hui, de garantir la préservation de l'emploi, la continuité de la production, la sécurité des installations et le maintien des compétences stratégiques sur le territoire. » En ce sens, la CGT-Métallurgie avait appelé, ce jeudi 11 juin, à une journée d'actions dans toutes les filières industrielles.

Présent devant l'Assemblée nationale, Stéphane Flégeau, secrétaire général de la FTM-CGT, est revenu sur les raisons de ce positionnement : « L'acier, c'est la base de toute l'industrie. Cela alimente toutes ses filières : l'aéronautique, l'énergie, la navale, la défense, l'automobile… Avec la nationalisation d'ArcelorMittal, on ne fait pas que préserver une activité, on crée les conditions de redévelopper les différentes filières. »

Également sur place, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a souhaité interpeller les dirigeants politiques sur ce dossier qui sera « au cœur de la présidentielle », déplorant qu'on « abandonne les ouvriers ». À ses côtés, Virginie Neumayer, membre du bureau confédéral de la CGT, a insisté sur l'importance de la nationalisation d'ArcelorMittal et les effets en cascade que des décisions politiques peuvent produire dans les filières. Avant de rappeler que la CGT entend bien poursuivre ses actions et remporter d'autres succès dans des dossiers industriels majeurs, où des milliers d'emplois sont en jeu, comme Vencorex, dans la chimie, ou Fibre Excellence, dans la papeterie.