
Rencontre avec l'activiste climatique Camille Etienne
Militante écologiste, Camille Etienne a fait le choix de la désobéissance civile pour mener des campagnes d’alerte contre les grands projets climaticides. Dans son livre,... Lire la suite
Un habitant réagit en observant un grand incendie lors d'une tentative d'extinction d'incendies de forêt à l'approche du village de Pefki sur l'île d'Eubée (Eubée), la deuxième plus grande île de Grèce, le 8 août 2021.
L'été 2021 est un vrai coup de semonce pour les 195 États signataires de l'accord de Paris pour le climat (COP21 en 2015). À une centaine de jours de l'ouverture de la 26e conférence annuelle de l'Organisation des Nations unies sur le climat (COP26) à Glasgow, au Royaume-Uni, du 1er au 12 novembre, des phénomènes météorologiques exceptionnels ont dramatiquement rappelé que les effets du réchauffement climatique ne se conjuguent plus au futur, mais au présent : inondations meurtrières en Allemagne et en Belgique, incendies historiques et ravageurs en Russie, en Grèce et dans l'Ouest américain, « dômes de chaleur » au Canada, en Espagne et au Maroc, famine à Madagascar, déluge en Inde et en Chine, etc.
La réalité a rattrapé le premier volet du sixième rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) publié le 9 août. Celui-ci conclut notamment que le dérèglement s'intensifie à un rythme très rapide et sans précédent dans toutes les régions du monde. Mais « l'espoir est maigre tant les États ne parviennent pas à prendre des décisions politiques ambitieuses et contraignantes », alerte l'instance onusienne.
Fin février, parlant de 2021 comme d'une année « charnière » pour faire face à l'urgence climatique mondiale, Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, avait non seulement rappelé que pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C – l'objectif vers lequel les signataires de l'Accord de Paris tendent – le monde doit réduire, d'ici à 2030, ses émissions de gaz à effets de serre de 45 % par rapport à 2010, mais aussi que les plans de relance économique post-Covid-19 offrent la possibilité de « reconstruire plus vert et plus propre ». Rien que les gouvernants ne sachent déjà.
Las ! En juillet un rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a établi que seulement 2 % des plans de relance mondiaux ont financé les énergies propres. De plus, il anticipe un record d'émission de CO2 en 2023,
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