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FONCTION PUBLIQUE

La CGT lance une campagne pour réclamer 500 000 emplois dans la fonction publique et une hausse des salaires

10 décembre 2020 | Mise à jour le 10 décembre 2020
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La CGT a lancé jeudi en présence de son secrétaire général, Philippe Martinez, une campagne baptisée « 10 % pour la fonction publique » pour réclamer des embauches et des hausses de salaire dans un secteur « mis à mal par les politiques d'austérité successives ».

Face à la crise sanitaire et économique qui secoue le pays, la CGT demande la création rapide de 500 000 emplois dans la fonction publique hospitalière, territoriale ainsi qu'au sein des services de l'État.

« La pandémie qui sévit a mis en lumière les sous-effectifs catastrophiques des établissements de santé », souligne la centrale dans un communiqué, n'oubliant pas les autres secteurs en tension comme « les services départementaux d'incendie et de secours » ou « les personnels des finances » qui luttent contre la fraude fiscale, sans oublier « l'éducation » et « la recherche ».

« 500 000 emplois supplémentaires sont nécessaires dans les trois versants de la fonction publique », ce qui correspond à une augmentation globale d'environ 10 %, hors militaires, insiste la CGT. Les revendications du syndicat sont également salariales. Il demande le « dégel immédiat de la valeur du point d'indice », figé depuis 2010, et une « revalorisation immédiate des grilles et carrières ».

Alors que « plus de 1,2 million d'agents sont actuellement payés entre le Smic et le Smic +10 % », la CGT exige « une augmentation immédiate de 1 % de la valeur du point d'indice, correspondant à une première mesure de revalorisation ». Elle réclame en plus « l'abrogation du jour de carence et de la loi de transformation de la fonction publique ».

D'autres campagnes suivront pour demander 10 % de temps de travail en moins (ce qui correspondrait au passage aux 32 heures) ou encore « 10 % d'efforts budgétaires concrets pour revaloriser les carrières des filières à prédominance féminine ». Le chiffre de 10 % a été retenu, car, selon la CGT, il « fonctionne bien pour donner une indication sur le niveau d'effort nécessaire pour répondre à l'urgence et marquer une rupture avec les politiques d'austérité ».