Grève au Samu 93 : 10 postes pour répondre aux urgences
Dans l'incapacité de répondre rapidement aux appels d'urgence, les 42 agents de la régulation médicale du Samu de Seine-Saint-Denis ont arraché plus de 10 emplois en quelques heures de grève à la veille de Noël à l'appel de la CGT.
Publié le 26 décembre 2018
Dans l’incapacité de répondre rapidement aux appels d’urgence, les 42 agents de la régulation médicale du Samu de Seine-Saint-Denis ont arraché plus de 10 emplois en quelques heures de grève à la veille de Noël à l’appel de la CGT.
Les 42 agents non médicaux du Samu 93 basé à l’hôpital Avicenne de Bobigny en Seine-Saint-Denis avaient lancé avec le syndicat CGT de l’établissement un préavis de grève de 24 heures à la veille de Noël pour obtenir des moyens supplémentaires afin d’effectuer correctement leur mission de secours d’urgence. Il a été levé lundi en fin d’après-midi après la signature d’un protocole prévoyant une dizaine de recrutements pour le Samu 93. Ces embauches seront financées principalement par l’Agence régionale de santé (ARS) qui a débloqué une enveloppe de 2,4 millions d’euros pour les huit Samu d’Ile-de-France, soit 300.000 euros pour la Seine-Saint-Denis. L’Agence régionale de Santé, était menacée d’une généralisation des grèves dans tous les Samu franciliens. Le directeur de l’ARS d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau, a reconnu des difficultés de recrutement, un turnover très élevé dans certains Samu, « comme à Paris et en Seine-Saint-Denis« , ainsi qu’un « nombre d’appels qui augmente » . Conséquence des sous-effectifs chroniques dans les centres de régulation médicale, le temps de réponse aux appels d’urgence médicale s’est allongé de manière inacceptable. « Pour un hôpital de qualité, il faut un décroché de 90% des appels dans la minute. Vendredi nous étions à 8% » , précise le docteur Christophe Prudhomme, médecin urgentiste au Samu 93 et délégué CGT. « Imaginez, une personne est en arrêt cardiaque et vous attendez 5 à 6 minutes avant qu’on décroche. On appelle cela une perte de chance qui se traduit par des morts qui pourraient être évitées » , dénonce le médecin.
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