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Industrie automobile

Les sous-traitants de Smart Hambach arrachent une première victoire sur l’emploi

23 septembre 2019 | Mise à jour le 23 septembre 2019
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Les sous-traitants de Smart Hambach arrachent une première victoire sur l’emploi

Les quelque 800 salariés des sous-traitants de l'usine automobile Smart à Hambach sont menacés par le transfert annoncé de la production de la Smart vers la Chine. Mobilisés depuis avril 2019, ils ont obtenu d'importantes garanties pour l'emploi, et même une prime de 3 500 euros chez Magna Uniport.

« Nous avons déjà sauvé au moins 400 à 500 emplois sur le site » se félicite Azziz Benchicar délégué CGT de Magna Uniport. Magna Uniport est l'un des sous-traitants de la Smart à Hambach (Moselle). Au-delà des quelque 800 salariés qui travaillent directement à l'usine Smart Daimler, il y en a au moins autant qui sont employés par les sept équipementiers (Seifert, Thyssenkrupp, Magna Uniport, Magna Système Châssis, Faurecia, Moslof et SAS automotive Systems) sur le site de ce qu'on appelle ici Smartville.

L'usine donc, est en pleine mutation avec l'annonce du transfert de toute la production de la Smart vers la Chine à l'échéance 2024. Des investissements sont prévus pour qu'en remplacement de la Smart un nouveau véhicule Mercedes soit produit. Mais Mercedes travaille avec ses propres sous-traitants, d'où l'inquiétude des intéressés qui ont commencé à mener des actions dès avril 2019. Les intérimaires, comme toujours, ont été les premiers à partir. Et depuis septembre 2019, il n'y plus que 83 véhicules Smart qui sortent de l'usine par jour au lieu de 500 précédemment.

Magna Uniport et Faurecia à la pointe de l'action

Parmi les sept équipementiers implantés, on trouve deux entités où la CGT est particulièrement bien forte. Chez Faurecia (260 salariés) et Magna Uniport (100 salariés) un droit d'alerte a été voté par les élus du comité d'entreprise.

En même temps que les procédures de PSE et de PDV (plan de départs volontaire), plusieurs grèves ont permis de faire évoluer le rapport de force.

Une bataille très difficile, avec des menaces et des pressions de toute nature. Dans un premier temps, la lutte a porté sur la compensation des pertes de salaires liées au chômage partiel. Mais la perspective de la fermeture pure et simple des équipementiers pour 2024 a imposé une autre revendication majeure : la reprise en CDI par Smart Daimler de tous les salariés qui perdraient leur emploi.

Un accord de mobilité est signé

Fin juillet 2019, un accord de mobilité a finalement été signé sur le site, lequel assure une embauche chez Daimler en CDI pour les salariés des équipementiers amenés à fermer en 2024. « Au début, Mercedes Daimler voulait imposer une bourse d'emplois avec une sélection. Mais nous l'avons rejetée » se réjouit Azziz Benchicar. L'accord garantit une reprise à un emploi et à un salaire équivalents.

En outre, et alors que Smart voulait expédier l'affaire par une démission et une réembauche en faisant l'impasse sur les indemnités, la CGT n'a pas lâché là où elle est implantée. « Chez Magna Uniport, nous avons obtenu que le transfert s'accompagne d'une indemnité de 3500 euros net pour chaque salarié et de 150 euros supplémentaires par année d'ancienneté » précise le syndicaliste.

Chez Magna Système Châssis, où la CGT n'est pas présente, c'est plus difficile. Mais le syndicat a l'intention de défendre les droits des salariés et c'est aussi l'occasion pour la CGT de mener une campagne d'adhésions.

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