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SYNDICALISATION

Quand l’Occitanie planche sur les Unions locales

17 octobre 2016 | Mise à jour le 12 décembre 2016
Par | Photo(s) : Comité Régional CGT Midi-Pyrénées et Bapoushoo
Quand l’Occitanie planche sur les Unions locales

Compte tenu de leur grande diversité, il ne peut y avoir un modèle type d'union locale. En revanche, les UL sont un outil de proximité essentiel pour construire, dans les territoires, un rapport de force favorable aux salariés et aux populations.

Quelles décisions prendre pour que les unions locales de la CGT soient ou, pour certaines d'entre elles, redeviennent, tout à la fois un outil de proximité répondant aux attentes des salariés, un lieu de convergences des luttes et de construction d'alternatives au sein des territoires ?

C'est à cette question que 250 militantes et militants de la région Occitanie se sont employés à construire des réponses, les 6 et 7 octobre derniers. Ils étaient réunis en conférence au Cap d'Agde, à l'initiative des deux comités régionaux Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon couvrant ensemble le nouveau périmètre dessiné par la récente réforme territoriale.

Une photographie des potentialités et des difficultés

Pour nourrir leurs réflexions, les participantes et participants disposaient notamment des résultats de deux sondages menés avant l'été, auprès des syndicats d'une part, des unions locales d'autre part. Selon ces enquêtes, l'utilité des unions locales est confirmée par les syndicats qui, à 58,45 %, y voient « un lieu de ressources ».

Ils sont, en outre, 64,08 % à considérer que cette structure offre la possibilité de « réunions de travail communes », 70,42 % travaillent avec les UL à « la convergence des luttes » et 49,30 % des syndicats sont prêts à élaborer, avec l'union locale, « un projet revendicatif de territoire ». Les unions locales pour leur part, veulent être à l'écoute des salariés. 96 % de celles qui ont répondu au questionnaire (une trentaine sur 85 dans la nouvelle région) tiennent des permanences pour les accueillir.

Réfléchir, mais aussi agir

Ces structures locales sont-elles, pour autant, les lieux de confédéralisation de l'action revendicative, nécessaire pour s'opposer à la casse industrielle et au démantèlement des services publics dans les territoires et pour imposer des projets alternatifs permettant de vivre et travailler au pays ? Les échanges nourris d'expériences positivent, mais aussi du constat des difficultés rencontrées, ont mis en évidence le besoin de réfléchir et d'agir.

Concernant les structures de la CGT, « il ne doit pas y avoir de sujet tabou », a indiqué Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui participait à la conférence. De fait, durant ces deux journées, dans les différents ateliers de travail autant qu'en séance plénière, nombre de questions ont été abordées.

Aucun sujet ne doit être tabou

Trop d'unions locales souffrent d'un manque de moyens humains et financiers, ce qui nécessite de rompre avec « un certain corporatisme » et appelle une « mutualisation réelle ». La proximité avec les salariés, souvent regroupés dans des zones industrielles, artisanales ou commerciales éloignées des centres-ville, parfois isolés, peut conduire à modifier le lieu d'implantation ou le périmètre d'intervention de l'union locale.L'évolution du salariat invite à imaginer de nouveaux moyens pour aller à la rencontre des travailleurs, des privés d'emploi ou des retraités. Les liens avec les syndicats doivent, dans bien des endroits, être renforcés. Il est impératif de développer les actions de formation au bénéfice de celles et ceux qui animent l'activité de l'union locale.

La mise en œuvre de plans de syndicalisation dans les territoires est un élément important pour construire un rapport de force permettant d'imposer des réponses aux besoins des populations. La sensibilisation des élus politiques, leur interpellation quant à leur positionnement sur telle ou telle décision régionale ou nationale et ses effets dans les territoires, est aussi de la responsabilité des unions locales.

Une conférence qui aura des suites

Dès le printemps dernier, Lionel Pastre, secrétaire régional CGT Midi-Pyrénées indiquait, au nom du collectif confédéral d'organisation de cette conférence : « L'objectif est bien de redonner du souffle à nos UL, construire des UL qui soient le plus proche possible des attentes des salariés, qu'ils soient dans l'entreprise où se trouve le syndicat, autour, ou sur le lieu de vie des syndiqués ».

Les débats y ont indéniablement contribué. Ils doivent se poursuivre partout dans la région, chaque participant ayant été invité à rendre compte des travaux de la conférence dans les fédérations, les unions départementales, les unions locales.