
Un nouveau congé de naissance : avancée sociale ou trompe-l’œil ?
À partir du 1er juillet 2026, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) ouvre un nouveau droit : un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois,... Lire la suite
Alors qu’elle a été confrontée à la publication des premiers chiffres du chômage du nouveau gouvernement, ceux de Pôle emploi, la nouvelle ministre du Travail a estimé que l’indicateur de Pôle emploi « ne reflète pas bien l’évolution du marché du travail » car il « peut être affecté, chaque mois, par différents événements de nature administrative ». Sa volatilité « brouille plus qu’elle n’éclaire les tendances de fond sur le niveau de chômage ». Muriel Pénicaud, ne compte donc plus « commenter les chiffres mensuels » et « dès les prochains jour« , la ministre compte saisir « les autorités et organismes compétents » pour « réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir ».
On voit bien la prudence de la nouvelle ministre qui a sans doute tiré les leçons du précédent quinquennat maladroitement placé par François Hollande sous la promesse de « l’inversion de la courbe ». De fait, chaque mois, ses prédécesseurs s’obligeaient à des efforts de communication pour nourrir l’espérance de l’opinion… en vain. On peut retravailler les indicateurs à l’envi, mais ils reflètent malgré tout une précarité croissante, une explosion des contrats courts et des temps partiels qui jette évidemment une ombre sur les évolutions qualifiées de positives.

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