1936 : Front populaire, le temps des conquêtes spectaculaires
Le 3 mai 1936, le Front populaire, une coalition électorale antifasciste constituée du PS, du PCF et des radicaux, remporte les législatives. Quelques jours plus tard, une grève générale d’une ampleur inédite impose des conquêtes sociales historiques.
Publié le 19 avril 2026, modifié le 8 juillet 2026
Le 3 mai 1936, le Front populaire, une coalition électorale antifasciste constituée du PS, du PCF et des radicaux, remporte les législatives. Quelques jours plus tard, une grève générale d’une ampleur inédite impose des conquêtes sociales historiques.
« Tous les militants des organisations syndicales se réjouissent pleinement du triomphe électoral du Front populaire », écrit l’ex-boulanger et dirigeant syndical Julien Racamond, dans la Vie ouvrière, au lendemain des législatives des 26 avril et 3 mai 1936. L’alliance de gauche a remporté 386 sièges sur 610 au Palais-Bourbon, et le Parti communiste français (PCF) a doublé le nombre de ses députés.Lors des meetings des semaines précédentes, le changement était déjà palpable. Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, mais aussi Léon Blum, pour le Parti socialiste-Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), ont lancé le mot d’ordre « Pain, paix, liberté ». Un slogan repris entre les deux tours lors des manifestations du 1er-Mai. Nombre de travailleurs estiment que la victoire électorale doit être un point d’appui pour de véritables conquêtes sociales dans le monde du travail.
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