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Grève

Quand les salariés disent « coupez ! »... à l'UGC des Halles, la grève dans le cinéma le plus fréquenté du monde

2 mars 2026 | Mise à jour le 2 mars 2026
Par | Photo(s) : Jean-Louis Zimmermann © CC BY 2.0
Quand les salariés disent « coupez ! »... à l'UGC des Halles, la grève dans le cinéma le plus fréquenté du monde

Le complexe UGC Ciné Cité Les Halles, dans le 1er arrondissement de Paris, est le cinéma le plus fréquenté au monde.

Des salariés du cinéma UGC Les Halles, à Paris, ont débrayé pendant trois heures, dimanche 1er mars, pour réclamer des hausses de salaire et une meilleure prise en compte des différents risques liés à leur travail. Portée par de jeunes employés peu syndiqués, c’est la deuxième grève en trois mois au sein du multiplex brassant le plus de spectateurs à l’année sur la planète.

Une vingtaine de salariés du cinéma UGC Les Halles, au cœur de Paris, se sont mis en grève le dimanche 1er mars pendant trois heures. Ils revendiquent notamment une réévaluation de leurs salaires ainsi qu'une indemnisation contre les infections aux punaises de lit, courantes dans les cinémas. Ce multiplex aux 27 salles, situé dans le centre commercial des Halles, est le plus fréquenté au monde avec 2 599 667 entrées en 2025, et le plus grand d’Europe en nombre d’écrans. Les grévistes déplorent que les difficultés qu'induisent la gestion d'un tel volume de spectateurs ne soient pas prises en compte sur le bulletin de paie. Ils demandent également à recevoir une « prime de risque » en compensation de leurs conditions de travail particulières. « On doit parfois faire face à des agressions verbales et physiques de la part des spectateurs. Une collègue s'est faite gifler par une cliente il y a quelques mois, on n'a rien pu faire » témoigne un salarié dans Libération.

La direction, prévenue à l'avance de la grève, aurait recruté en prévision de nombreux CDD. « La grève n’a pas véritablement eu d’impact sur le fonctionnement du cinéma, mais plein de clients étaient assez interpellés par le sujet » explique Adèle Tellez, secrétaire générale de la CGT Paris, venue en soutien au mouvement né spontanément. « Ce sont des jeunes, voire très jeunes, qui ne sont pas syndiqués et ont décidé de s’organiser, de se mettre en grève, c'est très intéressant. »

Le mastodonte UGC

Une grève avait déjà eu lieu fin décembre, lors du premier week-end d'exploitation du blockbuster Avatar 3, avec moitié moins de salariés mobilisés. « On avait distribué des tracts toute la journée pour demander une augmentation de salaires, une prime sur les ventes et de meilleures conditions de travail, mais ça nous a été catégoriquement refusé » relate Léo, un salarié, dans les colonnes de Libération.

Une des grévistes a ensuite été convoquée pour un entretien préalable à licenciement, d'autres ont été avertis : des représailles de la direction, selon Adèle Tellez. « Nous, on y allait aussi pour leur proposer de les aider, de les accompagner pour la suite, parce que quand tu es face au mastodonte UGC, tu as intérêt à être plutôt blindé. Mais ils sont vraiment valeureux. »