3 mars 2026 | Mise à jour le 3 mars 2026
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits humains s’est exprimé ce mardi 3 mars devant les pertes civiles consécutives à la guerre tout à la fois en Iran, au Liban et en Israël.
Le chef des droits humains des Nations unies s’est dit mardi 3 mars « profondément choqué » par l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur les civils et les infrastructures civiles. La veille, le Croissant-Rouge iranien avait évoqué un bilan déjà lourd de 555 morts pour le seul Iran.
Volker Türk est « profondément choqué par les conséquences des hostilités généralisées sur les civils et les infrastructures civiles depuis le début du conflit samedi », a rapporté à Genève sa porte-parole, ajoutant que le Haut-Commissaire « appel(ait) toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à prévenir toute nouvelle escalade et à prendre toutes les mesures possibles pour protéger les civils ».
« Le droit de la guerre est sans équivoque. Les civils et les biens de nature civile sont protégés. Tous les États et tous les groupes armés doivent le respecter », a ajouté sa porte-parole, Ravina Shamdasani : « Les attaques dirigées contre des civils ou des biens civils, ainsi que les attaques indiscriminées, constituent de graves violations du droit international humanitaire et peuvent être qualifiées de crimes de guerre ». Au sujet du bombardement du samedi 28 février qui selon Téhéran a fait plus de 100 morts dans une école du sud de l’Iran, le Haut-Commissaire « demande une enquête rapide, impartiale et approfondie sur les circonstances de cette attaque ».
Exhortations
En Iran, le Haut-Commissariat s’est aussi dit inquiet de « nouvelles menaces proférées par de hauts responsables à l’encontre de toute expression de dissidence ». « Nous rappelons aux autorités leur obligation, en vertu du droit international des droits de l’homme, de garantir les libertés fondamentales des Iraniens », a déclaré Ravina Shamdasani, qui a également réclamé « le rétablissement immédiat des services de télécommunications » et la protection des prisonniers politiques.
Le Haut-Commissariat a aussi indiqué être « profondément préoccupé par l’escalade des hostilités au Liban » et leur impact sur les civils et les infrastructures. « Nous exhortons les deux parties à mettre immédiatement fin à cette grave escalade de la violence et à rétablir le cessez-le-feu convenu », a ajouté Ravina Shamdasani.
« Le Haut-Commissaire exhorte toutes les parties à faire preuve de raison et à mettre fin à ces violences (…). Le retour à la table des négociations est l’unique voie pour mettre fin aux massacres, aux destructions et au désespoir », a-t-elle encore insisté.