À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT
international

Référendum sur la réforme de la justice en Italie : le « non » l'emporte au référendum, défaite cinglante pour Meloni

23 mars 2026 | Mise à jour le 23 mars 2026
Par | Photo(s) : AFP
Référendum sur la réforme de la justice en Italie : le « non » l'emporte au référendum, défaite cinglante pour Meloni

Défaite cinglante pour Giorgia Meloni.

Les Italiens étaient appelés ces 22 et 23 mars à se prononcer par voie de référendum sur la réforme constitutionnelle de la justice portée par le gouvernement. Et le couperet est tombé : à 54%, après le dépouillement de plus de la moitié des bureaux de votes, ils ont rejeté le texte voulu par l’exécutif

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a reconnu ce 23 mars l’échec au référendum sur la réforme constitutionnelle de la justice qu’elle avait portée à l’issue du scrutin donnant le « non » gagnant à près de 54%, après le dépouillement de plus de la moitié des bureaux de votes. Elle a toutefois exclu de démissionner.

« Les Italiens ont tranché. Et nous respectons cette décision  (…). Mais cela ne change rien à notre engagement de continuer, avec sérieux et détermination, à œuvrer pour le bien de la nation et à honorer le mandat qui nous a été confié », a-t-elle déclaré dans une vidéo publiée sur X.

« Nous l’avons fait ! Vive la Constitution ! », a pour sa part réagi sur X Giuseppe Conte, leader du Mouvement 5 Etoiles (M5S, opposition).

Un danger pour la justice

La réforme, qui impliquait une modification de la Constitution, entendait séparer les carrières des juges et des procureurs et modifier le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), l’organe qui supervise tous les magistrats. L’idée était de diviser le CSM en deux conseils distincts : l’un pour les juges, l’autre pour les procureurs, tandis qu’une nouvelle cour disciplinaire composée de 15 membres devait être créée. Trois membres auraient été nommés par le président de la République, trois autres tirés au sort sur une liste établie par le Parlement et neuf tirés au sort parmi les juges et procureurs.

L’opposition y voyait une tentative de mainmise du pouvoir sur les magistrats, critiquant une réforme qui ne s’attaque pas aux problèmes de fond, comme les procès trop longs ou les prisons surpeuplées. Visiblement, les Italiens ont vu le projet du même œil.