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LIBERTÉS SYNDICALES

La relaxe s'impose pour les 8 de Goodyear

21 octobre 2016 | Mise à jour le 12 décembre 2016
Par | Photo(s) : Daniel Maunoury
La relaxe s'impose pour les 8 de Goodyear

Rassemblement pour la relaxe des 8 salariŽés de Goodyear devant la Cour d’appel et au parc Saint-Pierre d'Amiens

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté le 19 octobre à Amiens près de la cour d’appel ainsi que dans 40 villes de France pour les libertés syndicales et la relaxe des 8 militants CGT de Goodyear menacés de prison ferme.

C’est ce mercredi que comparaissaient les 8 militants CGT de Goodyear devant la cour d’appel d’Amiens. Accusés d’avoir séquestré deux cadres de l’entreprise dans le cadre du conflit pour sauver leurs emplois en janvier 2014, ils ont été condamnés en première instance à de la prison ferme avant de faire appel de ce jugement d’une gravité exceptionnelle.

La sanction qui les frappe est d’autant plus scandaleuse que la plainte portée contre eux pour ces faits a été retirée tandis que le parquet (donc les pouvoirs publics) a décidé de continuer la procédure pour faire un exemple. Ce jugement soulève la révolte bien au-delà des rangs de la CGT car il s’inscrit dans une longue liste de dossiers de criminalisation de l’action syndicale et des mouvements sociaux et dans la foulée de la répression du mouvement social contre le projet de loi travail. La CGT et plusieurs organisations syndicales, dont Solidaires et la FSU, des associations et des partis politiques avaient donc appelé à faire des deux jours du procès (19 et 20 octobre) un temps de mobilisation contre la criminalisation de l’action syndicale, pour la relaxe des 8 de Goodyear.

Lors du procès en appel,  l'avocat général a requis vingt-quatre mois de prison avec sursis, ce qui pourrait éviter la prison ferme aux accusés. Un progrès qualifié d’insuffisant par Claude Leclercq, secrétaire général de la CGT Amiens. « La suppression de la prison ferme, c'est un soulagement. Ça enlève un poids aux huit et à leur famille. Mais ça reste une condamnation. On ne peut pas s'estimer heureux. »

« Parce que le mouvement syndical permet de gagner des avancées sociales et de défendre le salarié dans l'entreprise et qu'il ouvre par son renforcement de véritables perspectives d'émancipation, le droit syndical doit être renforcé et non pas stigmatisé ou criminalisé », a estimé la CGT au soir de ce rassemblement dans la métropole picarde. « Dans ce sens, la CGT demande la relaxe des huit de Goodyear, l'arrêt de toutes les entraves à l'action syndicale et une loi d'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés ou traduits devant la justice. »