Au Maroc, les enseignants contractuels en colère
Les enseignants contractuels marocains font entendre leur voix pour dénoncer les sous-contrats qu’ils doivent signer et les privent des acquis sociaux de la fonction publique, mais cela va au-delà.
Publié le 2 avril 2019
Depuis le début de l’année, des dizaines de milliers d’enseignants « contractuels » font régulièrement entendre leurs voix à travers le pays. En cause, les « sous contrats » qui leur sont proposés et les privent des acquis sociaux de la fonction publique. Mais pas que…
« Au lieu de satisfaire les demandes via un dialogue et des négociations en bonne et due forme, le gouvernement préfère la fuite en avant », regrette Mohamed El Wafy, de l’Union marocaine du travail (UMT), syndicat partenaire de la CGT au sein de la CSI. Résultat : « Cela fait plus de deux ans que ça dure et la contestation ne fait qu’augmenter. » « Ça », c’est les manifs, les marches, les sit-in régulièrement organisés à travers le Maroc par des milliers de nouveaux enseignants dont les contrats semblent avoir du mal à être acceptés. « On assiste à une sorte de décentralisation de la question de l’enseignement où l’on demande aux académies de titulariser les enseignants avec des contrats régionaux contractuels au lieu de les intégrer tout simplement dans la fonction publique. »
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