Chantiers des JO de Paris : prison ferme pour des entrepreneurs du BTP qui avaient exploité des travailleurs sans papiers
Le tribunal correctionnel de Bobigny a prononcé, mercredi 15 avril 2026, des peines allant jusqu'à deux ans de prison ferme contre des entrepreneurs du BTP. Ces derniers ont été reconnus coupables d'avoir exploité des travailleurs étrangers en situation irrégulière sur des chantiers d'Île-de-France, notamment sur celui du village des athlètes des Jeux olympiques de Paris 2024.
Publié le 17 avril 2026, modifié le 26 août 2026
Le tribunal correctionnel de Bobigny a prononcé, mercredi 15 avril 2026, des peines allant jusqu’à deux ans de prison ferme contre des entrepreneurs du BTP. Ces derniers ont été reconnus coupables d’avoir exploité des travailleurs étrangers en situation irrégulière sur des chantiers d’Île-de-France, notamment sur celui du village des athlètes des Jeux olympiques de Paris 2024.
Des peines exemplaires. Le verdict est tombé dans le procès de l’entreprise donneuse d’ordre GCC et d’un vaste réseau de sous-traitants, accusés d’avoir exploité en bande organisée des travailleurs en situation irrégulière sur différents chantiers d’Île-de-France, notamment celui du village des athlètes des JO de Paris 2024. Sur le banc des accusés aux côtés de GCC, deux entreprises sous-traitantes, GTC et RBC, et 21 hommes, majoritairement des prête-noms de sociétés éphémères.
Coupable d’un « manquement manifeste à son obligation de vigilance » vis-à-vis de ses sous-traitants, la major du BTP GCC, titulaire d’un contrat de 60 millions d’euros sur le chantier olympique, a été condamnée pour avoir employé des travailleurs étrangers sans autorisation de travail ainsi que pour travail dissimulé. Le tribunal lui a infligé une amende de 540 000 €, une peine assortie d’une exclusion des marchés publics d’un an avec sursis. Alain Galidie, directeur d’agence chez GCC, a été condamné à six mois de prison avec sursis, 10 000 € d’amende et un an d’interdiction de gérer une entreprise.
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