
Des licenciements déguisés au coup de rabot : les dessous de la chasse aux ruptures conventionnelles
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Édouard Philippe a par ailleurs laissé encore ouverte la porte du bonus-malus, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, demandée par les syndicats, mais vivement contestée par le patronat.
« Personne ne nous a proposé à ce stade une meilleure solution que celle du bonus-malus », a-t-il déclaré, au sujet de cette mesure de modulation des cotisations chômage des entreprises en fonction de leur recours aux CDD, dont il a parlé comme « une solution » qui est « sur la table ».
Il a indiqué qu'il fallait « revoir » les règles d'indemnisation de l'assurance chômage pour les « salaires élevés », et que des décisions seraient prises « au printemps » sur ce dossier, avant la publication d'un décret « pendant l'été ».
Après l'échec des négociations entre partenaires sociaux sur l'assurance chômage la semaine dernière, l'État a repris la main.
S'agissant des salaires élevés, le Premier ministre a indiqué qu'il fallait « revoir notre système qui permet d'obtenir des niveaux d'indemnisation, pour des salaires élevés, trois fois supérieurs à ce qui se passe chez nos voisins ». Les syndicats sont opposés à la question de la dégressivité des allocations pour les chômeurs, cadres ou non-cadres.
La concertation débutera « cette semaine », a précisé Muriel Pénicaud, ministre du Travail, aux côtés d'Édouard Philippe lors d'une conférence de presse à Matignon.
Elle sera « intense » et « approfondie », a indiqué Muriel Pénicaud, qui a précisé qu'elle rencontrerait « dans les jours qui viennent les leaders des organisations syndicales et patronales représentatives ».
Le Premier ministre a cependant affirmé que le gouvernement ne se posait pas « la question de la gouvernance de l'Unédic », qui gère le régime d'assurance chômage de façon paritaire.

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