À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT
DISCRIMINATIONS

La solidarité face à la repression syndicale

11 septembre 2014 | Mise à jour le 20 avril 2017
Par | Photo(s) : Bapoushoo
La solidarité face à la repression syndicale

Deux exemples de répression syndicale, à l’encontre de syndicalistes CGT, des cheminots et des postiers. Pour faits de grève. Les projets de privatisation qui pèsent sur ces deux fleurons du modèle économique et social Français expliquent la hargne des directions. Autant de raisons d’être solidaires des militants qui ne veulent rien lâcher.

VINGT CHEMINOTS MENACÉS

Ils sont une vingtaine à Toulouse et environ 120 à Clermont-Ferrand à attendre de connaître la teneur des sanctions prises contre eux par la direction de la SNCF. Car ils avaient participé, en juin dernier, à la grève et aux blocages de trains, leurs actions visant à s'opposer à la privatisation du système ferroviaire. « Ces cheminots sont pris pour cible, là où la direction veut en profiter pour supprimer des lignes et là où elle veut poursuivre sa répression syndicale », note Pascal Poupat, responsable de la politique revendicative à la fédération CGT des cheminots, pour qui, « la CGT est prise pour cible car elle reste le premier syndicat de la maison qui s'oppose et propose ». Et de conclure : « on ne lâchera rien et on restera solidaires ».

VOIR

La voie du service public SNCF sur le site des cheminots CGT.

MOINS 90 000 POSTIERS EN DIX ANS

À Nice, à Lyon, à Laon, à Dreux, à Fleury-les-Aubrais, dans la Loire, dans l'Hérault. Avertissements, blâmes ou menaces de suspension… Aux quatre coins de la France, des postiers syndicalistes CGT se retrouvent, ces derniers temps, sous le coup de sanctions de leur direction. « Il y a augmentation des conflits à cause de la mise en place du plan stratégique, depuis 2013, qui prévoit de travailler plus avec moins de moyens, explique Luc Grolé, membre du bureau de la FAPT CGT. Les postiers s'opposent à cette dégradation des conditions de travail et à la baisse de la qualité du service public rendu. Les militants CGT le disent et la direction passe en force. »

Loin de nier l'évolution du trafic du courrier, les postiers s'insurgent contre une saignée sans précédent dans la masse salariale (moins 90 000 salariés en dix ans, dont 5 000 l'an dernier) alors que La Poste affiche des bénéfices de 627 millions d'euros (dont 300 millions dus au CICE).

Outre le fait que les suppressions de postes ne sont pas proportionnelles à l'évolution de l'activité qui s'est diversifiée, le principe de « décentralisation » comptable adoptée par l'entreprise rompt avec la solidarité historique entre les bureaux de postes qui assuraient un service public homogène sur tout le territoire.