« Plus chauds que le climat » : la jeunesse française a répondu en masse à l'appel de Greta Thunberg
Ce vendredi 15 mars, les jeunes de plus de 120 pays du monde ont pris part à une grève scolaire pour le climat.
Publié le 16 mars 2019, modifié le 9 juin 2026
« C’est maintenant ou jamais » : des dizaines de milliers de jeunes sont descendus dans la rue vendredi 15 mars, en France, pour défendre la planète, comme dans une centaine de pays à travers le monde, répondant à l’appel de l’adolescente suédoise Greta Thunberg.
À Lyon, 12 000 manifestants selon la préfecture — lycéens pour la plupart, avec des collégiens et des étudiants — ont défilé, comme ailleurs, sous une forêt de pancartes. Souvent drôles : « Désolé maman de sécher comme la planète », « J’aime pas les oranges qui voyagent plus que moi ».
« On est mobilisé pour que nos futurs enfants puissent vivre dans les meilleures conditions possibles », affirme Jeanne, une élève de première, 17 ans ce jour. « Il faut changer le système (…) la société ne fonctionne pas dans le bon sens », ajoute Nathan, 21 ans, étudiant en mécanique venu de Saône-et-Loire.
Des manifestations ont eu lieu partout, sans incident, pour réclamer plus d’actions contre le changement climatique, un mouvement mondial inspiré par Greta Thunberg, en grève hebdomadaire d’école depuis plus de six mois, et relayé par des associations écologistes.
La plus imposante a été celle de Paris, avec 29 000 personnes selon la préfecture, 40 000 selon les organisateurs. Et un concours de pancartes, là aussi : « sans pétrole, la fête est plus folle » ; « si le climat était une banque, on l’aurait déjà sauvé ». Dans la foule, Till, 12 ans, raconte qu’il a été malade pendant un mois à cause de la pollution : « à un moment il faut réagir ».
Grosse mobilisation aussi à Nantes, avec 10 500 participants, Lille (6 200) et Rennes (5 700).
À Montpellier, environ 5 500 jeunes ont défilé. Dont Emma, 17 ans, pour qui « il est temps que les choses changent. Savoir que les iPhone sont fabriqués par des enfants dans des conditions dangereuses, savoir qu’au Mexique le Coca-Cola est moins cher que l’eau, nous ne voulons plus ça ».
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