5 mars 2026 | Mise à jour le 5 mars 2026

Le 13 février, à la centrale de Gardanne, la CGT célébrait
son projet de relance industriel après sept ans de lutte…
Il y a dix ans, la centrale thermique à charbon de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône avait été condamnée à la fermeture. Mais ça, c'était il y a dix ans… Car la centrale doit connaître un nouveau départ fin 2028. Un sauvetage économique rendu possible grâce à la ténacité de certains salariés, leur projet de reconversion du site en centrale à biomasse, et la prise de participation de la CGT. Une réussite saluée par Sophie Binet sur place le 13 février.
« Une victoire emblématique ! » C'est par ces mots, lors d'un meeting qui a rassemblé quelque 500 personnes en février, à Gardanne, que Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a salué le démarrage de la centrale à biomasse prévue pour fin 2028. Il y a dix ans, la centrale thermique à charbon de Gardanne avait été condamnée à la fermeture, comme celles de Saint-Avold, en Moselle, et Cordemais, en Loire-Atlantique. Conséquence, 98 énergéticiens avaient quitté l'usine et 43 avaient été licenciés.
Et voici Provex
Refusant la fatalité, plusieurs salariés s'investissaient alors dans un projet de méthanisation de bois d'ameublement, qui rejettera 40 000 tonnes de CO2 par an… contre 1,5 million pour le charbon. La nouvelle société s'appellera Provex. La CGT détiendra 29 % du capital. L'idée ? « Avoir un pied dans les instances de direction et ne pas nous faire piéger », commente Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général CGT de la centrale. Après une première salve d'embauches fin 2025, « les derniers ex-salariés de la centrale thermique ont signé leur contrat le 13 janvier », a par ailleurs indiqué la CGT. Au total, 250 emplois devraient être préservés ou créés. « Aucune transition écologique ne peut se faire au prix de destructions sociales », conclut le syndicat.