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MÉDIAS

Sophie Binet sur franceinfo : « Il y a des profiteurs de guerre dans ce pays »

22 mai 2026 | Mise à jour le 22 mai 2026
Par | Photo(s) : Capture d'écran franceinfo
Sophie Binet sur franceinfo : « Il y a des profiteurs de guerre dans ce pays »

Sophie Binet sur le plateau de franceinfo le 22 mai 2026.

Profits records pour Total, transparence des entreprises sur les rémunérations… Invitée de la matinale de franceinfo, la secrétaire générale de la CGT est revenue sur l'actualité récente et a vivement critiqué le manque d'efforts de l'État vis-à-vis des travailleurs précarisés par la hausse des prix du carburant.

« Il y a des profiteurs de guerre dans ce pays ». C'est avec ces mots que Sophie Binet, invitée de la matinale de franceinfo du 22 mai, a vivement critiqué les profits records du groupe pétrolier français Total depuis le début de la guerre en Iran. Alors que le gouvernement a annoncé un nouveau « paquet » d'aides pour les professions les plus touchées par la crise actuelle, la secrétaire générale de la CGT fustige une décision déconnectée des besoins des travailleurs. La priorité selon elle est plutôt de bloquer les prix de vente du carburant, « à la fois au niveau des grandes surfaces, et aussi au niveau des groupes pétroliers ». Une mesure qui, selon la syndicaliste, « coûterait zéro euro pour les dépenses publiques » et permettrait « de prendre l'argent là où il est, c'est-à-dire dans les poches des pétroliers qui se font des profits honteux ».

Pour pallier la précarisation accélérée des revenus les plus modestes par la crise actuelle, Sophie Binet a réaffirmé le besoin de rouvrir les négociations salariales « partout, dans toutes les entreprises et toutes les branches », se joignant ainsi à l'appel de Marylise Léon de la CFDT. La secrétaire générale de la CGT rappelle qu'après la hausse automatique du Smic au 1er juin, de l'ordre de 2,41 %« il y aura 80% des branches professionnelles avec des minima inférieurs au Smic ».

Elle demande l'indexation de tous les salaires sur l'augmentation des prix et du Smic comme en Belgique ou au Luxembourg. « On vit un déclassement généralisé, la France est en train de devenir un pays de smicards » a-t-elle dénoncé.