29 janvier 2026 | Mise à jour le 29 janvier 2026
Pierre Chapa, directeur d’une école primaire à Saint-Domineuc en Ille-et-Vilaine, était poursuivi devant le tribunal correctionnel de Rennes pour diffamation envers Sophie Audugé, porte-parole de l’association « SOS Éducation ». La justice a annoncé sa relaxe ce jeudi 29 janvier.
Victoire pour Pierre Chapa. Directeur d’une école primaire à Saint-Domineuc, commune d’Ille-et-Vilaine, il était poursuivi pour diffamation envers Sophie Audugé, porte-parole d’un collectif baptisé SOS Éducation. Il a été relaxé ce jeudi 29 janvier. Après un report initial le 11 décembre dernier, l’audience s’était finalement tenue le 22 janvier devant le tribunal correctionnel de Rennes. La décision avait été mise en délibéré à l’issue des débats.
En préambule du procès, la présidente du tribunal Héloïse Douguet avait posé que Pierre Chapa devait s’expliquer de propos accusés de « porter atteinte à l’honneur de l’association SOS Education ». C’est une sortie du militant CGT Éduc’action datant du 1er février 2024 qui était ici mise en cause.
En marge d’un rassemblement intersyndical organisé alors à Pacé, en Ille-et-Vilaine, pour protester contre la venue de Sophie Audugé attendue sur place pour une réunion publique hostile au programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), Pierre Chapa avait lancé : « SOS Éducation dénonce des profs dans le nord nominativement, quinze jours avant l’assassinat de notre collège Dominique Bernard, ils distribuent des tracts ».
Deux histoires
Il faisait alors référence au harcèlement fin novembre 2022 de Sophie Djigo, professeure de philosophie au lycée Watteau de Valenciennes, par un collectif qui lui reprochait d’avoir cherché à monter une sortie pédagogique à Calais sur le thème « Exil et frontières ». Mais c’était une autre association, « Parents vigilants », qui était alors à l’œuvre et non « SOS Éducation ».
Cette dernière avait, elle, distribué des tracts intitulés « Non à l’idéologie transgenre à l’école » fin octobre 2023. L’assassinat de Dominique Bernard avait eu lieu à Arras le 13 octobre. Devant le tribunal, Pierre Chapa avait dit « regretter d’avoir confondu les deux histoires ». Il avait également déclaré : « En France il y a des forces hostiles qui remettent en cause l’école publique : les intégristes, mais aussi les réactionnaires comme SOS Éducation »