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COMMERCE

Augmentation et réorganisation : à la Biocoop Les Fêtes, un accord signé après 25 jours de grève

29 janvier 2026 | Mise à jour le 29 janvier 2026
Par | Photo(s) : FRED TANNEAU / AFP
Augmentation et réorganisation : à la Biocoop Les Fêtes, un accord signé après 25 jours de grève

Après 25 jours de grève, les salariés du Biocoop Les Fêtes à Paris ont signé un protocole de fin de conflit avec la direction.

Après trois semaines de mobilisation, les salariés de la Biocoop Les Fêtes à Paris ont signé le 28 janvier un accord qui prévoit une augmentation générale des salaires de 4.5 % et une réorganisation de la direction, après une grève marquée par des tensions avec la gérante et plusieurs interventions policières.

Après 25 jours de mobilisation, les grévistes de la Biocoop Les fêtes, dans le XIXe arrondissement de Paris, ont signé un protocole de fin de conflit avec la direction. L'accord offre des réponses à leurs deux revendications principales, à savoir la rémunération et le management de la gérante dénoncé comme « toxique ». Une augmentation générale de 4,5 % des salaires avec un minimum de 100 euros bruts s'appliquera ainsi à partir du 1er février.

Côté gestion, « une direction opérationnelle avec délégation de pouvoir sera mise en place pour une période de stabilisation » d'après un communiqué des grévistes, marquant le retrait au moins temporaire de la gérante de cette SAS. Pour rappel, le modèle Biocoop fédère des sociétés autonomes autour d'une image de marque et d'une charte de valeurs, laissant à chaque direction de boutique une plus grande liberté opérationnelle que ne le ferait un contrat de franchisés, type McDonald's, par exemple. « La politique sociale est au bon vouloir de chaque patron » expliquait à la Vie Ouvrière Marion, salariée du magasin et gréviste.

Un soutien populaire

La grève, menée par 16 des 20 salariés de la boutique avec le soutien de l’union locale CGT Paris 19, avait commencé le 3 janvier et s'est déroulée dans un climat tendu. La police est intervenue à au moins cinq reprises pour faire sortir les grévistes du magasin. Ceux-ci déploraient s'être fait confisquer la télécommande permettant d'abaisser le rideau extérieur en cas de pluie. Le 20 janvier, dans l'après-midi, la gérante avait ouvert le magasin avec deux salariés non-grévistes et deux alternants, malgré la présence des salariés mobilisés devant et à l'intérieur des locaux. Le mouvement a toutefois connu la sympathie de nombreux riverains de ce quartier populaire de la capitale, et une pétition de soutien a recueilli plus de 2 000 signatures. Pour le collectif : « Cette séquence aura permis de dégager des enseignements utiles, tant sur l'organisation du travail que sur les leviers collectifs possibles. La suite s'écrira dans ce cadre. »