Les salariés de l’équipementier sportif étaient en grève, samedi 6 juin, un peu partout dans l’Hexagone, pour exiger une revalorisation de leurs salaires. Ils dénoncent également un décalage entre les résultats record de l’entreprise ces dernières années, et la stagnation de leur rémunération.
Gilet bleu sur le dos et tracts en main, 2 000 salariés de l’entreprise Decathlon étaient en grève samedi 6 juin, un peu partout en France, devant leurs magasins, pour dénoncer l’absence de revalorisation des plus bas salaires, alors que le Smic vient tout juste d’augmenter de 2,4 %. Un mouvement qualifié d’« inédit » par la presse, dans un contexte de résultats record pour l’entreprise. Pour Yanis Megal, représentant CGT en Île-de-France au sein de l’équipementier sportif, les mobilisations ne sont pas si nouvelles et, au contraire, se multiplient ces dernières années : « Ce qui est inédit, ce n’est pas qu’on se mobilise, c’est une intersyndicale unie et 2 000 salariés mobilisés. » Le décompte de l’entreprise, lui, est moindre : il établissait la participation au mouvement social à 5 % des 23 000 collaborateurs et affirmait que 99 % des 324 magasins étaient ouverts. Un effectif qui fait sourire Yanis Megal : « Ils avancent ce nombre alors qu’on est 10 000 salariés dans les magasins… Ils donnent les chiffres qu’ils veulent pour faire croire que le mouvement n’est pas important », dénonce-t-il. Lui préfère retenir « les enseignes fermées, les jonctions entre les salariés des magasins et ceux des entrepôts », ainsi que la participation de certains, d’habitude peu mobilisés. C’est le cas, par exemple, du magasin de Juliette, salariée depuis quatre ans à Marseille : « Il y a trois ans, on avait tenté de se mobiliser pour les salaires et on n’avait été que trois à débrayer. Samedi, en revanche, on était une quarantaine de grévistes », rapporte-t-elle.« La famille Mulliez se gave » : à Decathlon, 2 000 salariés en grève pour demander des augmentations de salaire
Les salariés de l'enseigne étaient en grève, samedi 6 juin, un peu partout dans l'Hexagone, pour exiger une revalorisation de leurs salaires. Ils dénoncent également un décalage entre les résultats record de l'entreprise ces dernières années, et la stagnation de leur rémunération.
Publié le 9 juin 2026, modifié le 15 juillet 2026
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