L’avenir de la centrale de Cordemais de nouveau en suspens
Cordemais, l’une des deux dernières centrales à charbon en France, veut carburer au vert. Le 17 avril, près de 500 élus et militants sont venus défendre le projet... Lire la suite
Inacceptable pour les syndicats. Alors que des rencontres entre ces derniers et le gouvernement s'étaient tenues récemment, les tractations entre l'État et la Commission européenne n'ont donné lieu à aucune information. Réunis en intersyndicale le 12 février, la CFDT, la CFE-CGC, FO et la CGT ont, dans la foulée, décidé de lancer un appel commun à une journée nationale d'action et de mobilisation pour le 13 mars, afin de « s'opposer au bradage des concessions électriques par le gouvernement français ».
« La France est le premier pays européen à ouvrir ses barrages à la concurrence. Tous les pays européens ont trouvé des subterfuges pour ne pas privatiser », s'emporte Dominique Pani, délégué CGT des métiers de l'hydraulique. En effet, à l'image de l'Allemagne qui a déclaré l'eau comme « bien de première nécessité » – ce qui lui a permis de confier la gestion des barrages aux Länder –, la CGT propose d'inscrire dans la Constitution française le droit à l'usage de l'eau. C'est précisément cette revendication de « constitutionnalisation » de l'usage de l'eau qui avait suscité des rencontres avec le précédent et l'actuel gouvernement et devait protéger la filière de la prédation. D'où la consternation : « Comment peut-on décider de démultiplier le nombre de propriétaires des concessions hydrauliques, désorganisant ainsi le système hydroélectrique et ouvrant la boîte de Pandore aux entreprises énergétiques étrangères n'ayant que faire des besoins énergétiques de la nation française ? », interroge la FMNE-CGT.
« L'eau est à multi-usages, sa régulation permet d'irriguer, d'alimenter les nappes phréatiques et a un impact sur l'activité des bases de loisirs », précise encore Dominique Pani. Pour les syndicalistes, l'eau et ses usages doivent relever exclusivement du service public. La régulation des barrages par des entreprises privées comporte en effet le risque d'une spéculation sur la ressource au détriment de la population. Les premières actions dans la filière hydroélectrique ont été programmées le 13 mars. Sans doute se prolongeront-elles encore le 22 mars avec les autres nombreuses mobilisations annoncées dans les services publics.
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