Initialement créé dans un contexte d’après-guerre – par la loi du 11 février 1950 –, le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) est remplacé, en 1970, par le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). L’objectif est de donner un coup de pouce aux bas salaires. Il est, depuis, indexé sur les prix et sur la croissance économique. Une revalorisation automatique a lieu tous les ans au 1er janvier, en fonction de l’inflation et du salaire horaire moyen des ouvriers et des employés. En cours d’année, si les conditions sont réunies, le Smic est à nouveau revalorisé automatiquement. Cela n’est possible que si l’indice des prix à la consommation augmente au moins de 2 % par rapport à l’indice constaté précédemment. Tel est le cas selon les résultats définitifs publiés par l’Insee le 13 mai 2026, l’indice ayant progressé de plus de 2 % depuis le 1er janvier 2026. Cette situation est directement liée au contexte international dégradé qui impacte les ménages de plein fouet, notamment avec l’augmentation du prix du carburant. Pour soutenir les revenus les plus modestes des travailleurs et travailleuses et améliorer leur pouvoir d’achat, le Smic a donc été revalorisé depuis le 1er juin 2026.
Un gain de 43,99 euros brut par mois pour les revenus des ménages… Le coup de pouce est bien léger, comme en atteste le tableau ci-dessous. Les travailleurs et travailleuses perçoivent depuis le 1er juin la somme de 1 477,93 euros net par mois, ce qui nous apparaît insuffisant pour compenser les autres dépenses incompressibles : le loyer, les charges, la scolarité des enfants et les frais de nourriture. Par ailleurs, les femmes sont les plus impactées par ces faibles augmentations puisqu’elles représentent 50 % des personnes qui perçoivent le Smic.