Le syndicat CGT Ford a annoncé le jeudi 2 mai 2019 qu’il assignait en justice Ford Aquitaine Industries pour empêcher la fermeture de l’usine. La CGT s’appuie sur l’absence de justification économique à la fermeture du site, ainsi que l’abus du droit de refus d’un repreneur.
« On tente l’exploit », explique Philippe Poutou, délégué CGT de Ford Blanquefort (Gironde) lors d’une conférence de presse qui a eu lieu le 2 mai. C’est en effet la carte judiciaire que le syndicat a décidé de jouer pour éviter le dernier acte d’un combat où l’enjeu n’est autre que la fermeture d’une usine avec ses 850 emplois directs et bien plus encore d’emplois induits. On se souvient de la colère suscitée lors de l’annonce, l’année dernière, du rejet par Ford de la reprise par Punch-Powerglide.
Une situation qui avait conduit la CGT à exiger de Ford un remboursement des aides publiques versées, ainsi qu’une prise de participation de l’État ou une nationalisation du site. Une solution qui n’a pas eu les faveurs du gouvernement.
Blanquefort : la CGT assigne Ford en justice
Le 30 septembre 2019 la fermeture programmée de l’usine Ford (FAI) à Blanquefort (33) va priver 850 salariés de leur emploi. Le syndicat CGT de l’entreprise assigne Ford en justice.
Publié le 3 mai 2019
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