En changeant le nom du commissariat en charge des migrations pour qu’il devienne celui de la « protection du mode de vie européen », la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, adopte sans complexe un langage d’extrême droite.
Si les mots ont un sens, alors le changement d’intitulé de la responsabilité d’un commissaire européen a pour clair objectif d’insister sur une vision du monde et un projet politique.
Mardi 11 septembre, la présidente de la Commission européenne, élue en juillet dernier, Ursula von der Leyen, a révélé le nouveau nom de la charge qu’elle entend confier au commissaire Margarítis Schinás (Grèce). Jusqu’à présent dénommée « Migrations, affaires intérieures et citoyenneté », elle deviendrait « Protection du mode de vie européen ».
En clair, les migrants seraient un danger dont il faudrait protéger les Européens. Un danger qui toucherait jusqu’à leur identité et menacerait un « mode de vie » dont les contours et les critères ne sont pas définis, mais conçu comme unique, excluant toute référence au droit, et au sein duquel, en outre, la citoyenneté n’aurait même plus sa place.
UE : la présidente de la Commission adopte un langage d’extrême droite
En changeant le nom du commissariat en charge des migrations pour qu’il devienne celui de la « protection du mode de vie européen », la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, adopte sans complexe un langage d’extrême droite.
Publié le 12 septembre 2019, modifié le 8 juin 2026