Les métallos arrachent un accord sur le temps de travail et les salaires
Une augmentation de 4,3% des salaires en avril et une hausse d'autres éléments de rémunération étalée sur 27 mois, l'ouverture du droit au temps partiel à 28 heures par semaine (sans compensation salariale et pour un temps limité): le syndicat IG Metall a finalement fait plier le patronat allemand de la métallurgie.
Publié le 6 février 2018
Une augmentation de 4,3% des salaires en avril et une hausse d’autres éléments de rémunération étalée sur 27 mois, l’ouverture du droit au temps partiel à 28 heures par semaine (sans compensation salariale et pour un temps limité): le syndicat IG Metall a finalement fait plier le patronat allemand de la métallurgie.
Dans la nuit de lundi à mardi, un accord sur les salaires et le temps de travail couvrant le secteur industriel du sud-ouest de l’Allemagne a donc finalement été conclu, dans la douleur après des semaines de négociations et au terme d’un processus de dialogue social qui a nécessité la grève et la mobilisation des salariés. Les grèves et débrayages de la semaine dernière ont représenté un manque à gagner de l’ordre de 200 millions d’euros pour l’industrie automobile, ses sous-traitants et d’autres entreprises comme Airbus. La fédération patronale a d’ailleurs parlé d’un «compromis supportable» mais contenant des «éléments douloureux« ». Par ailleurs, a confédération européenne des syndicats (CES) a qualifié dans un communiqué ces hausses salariales et horaires flexibles de «précédent en Allemagne» et «exemple pour l’Europe».
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