Annoncé ce lundi 12 octobre, le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques – surnommé « prix Nobel d’économie » – a été attribué aux deux américains Michael Woodford et Robert E. Hall, professeurs à l’université de Columbia et à l’université de Stanford. La remise du prix récompense leurs travaux d’élaboration de nouveaux modèles macroéconomiques pour mettre en œuvre des politiques de stabilisation efficaces. Ils prennent la suite de l’américano-israélien Joel Mokyr, du français Philippe Aghion et du canadien Peter Howitt qui s’étaient vu décerner le prix l’an passé pour leurs travaux sur l’impact de l’innovation sur la croissance économique.
Des travaux « utilisés par les banques centrales et les ministères des Finances du monde entier »
Selon le jury, l’approche des deux professeurs repose sur « la compréhension de la manière dont l’ensemble des ménages et des entreprises, par leurs actions individuelles, influencent l’économie ». Plutôt que de faire reposer leurs modèles sur des relations statistiques entre des variables macroéconomiques telles que l’inflation, la production et la consommation, Woodford et Hall ont choisi de les construire sur des fondements microéconomiques. De fait, cela permet de « prendre des mesures budgétaires et monétaires au bon moment afin d’atténuer les hauts et les bas de l’activité économique » poursuit le jury dans son communiqué.
In fine, ces modèles permettent « d’être mieux armés pour faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains dans le niveau de consommation des ménages » souligne John Hassler, président du comité du prix en sciences économiques. Grâce aux travaux des lauréats, nous avons désormais un « fondement théorique solide pour les modèles aujourd’hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier » a-t-il ajouté, clôturant la série des prix Nobel 2026.