Alors que des négociations salariales doivent débuter dans les semaines à venir dans la branche des Hôtels-Cafés-Restaurants (les dernières remontent à 2018), les organisations patronales bottent déjà en touche :
Passer la patate chaude aux clients et consommateurs, en les incitant à laisser des pourboires « défiscalisés » via un moyen de paiement électronique pour compenser les très faibles rémunérations des salariés du secteur, une humiliation de plus pour ces travailleurs qui ont été parmi les plus impactés par la crise sanitaire (établissements fermés, perte de salaire, confinement, pass sanitaire obligatoire…).
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On savait déjà que les employeurs des HCR étaient peu enclins à sortir leur chéquier pour mieux rémunérer leurs salariés, ce qui a inéluctablement conduit de très nombreux professionnels qualifiés du secteur à déserter et tourner le dos à ces métiers aux conditions de travail d’un autre âge qui n’ont guère évoluées depuis l’époque des Thénardier…
L’augmentation automatique du Smic de 2,2 % (1 589 € brut mensuel) au 1er octobre 2021 ne suffira pas à enrayer la pénurie de main-d’œuvre, qui s’élève dorénavant à plus de 150 000 postes vacants depuis la réouverture des bars et restaurants en juin dernier.
La recette est pourtant simple : revaloriser la grille de salaire HCR (dont les minimas sont actuellement 41 € en dessous du SMIC avec écrasement des progressions !) sans délai pour redonner enfin du sens et de la reconnaissance à ces métiers.
La fédération CGT commerce et services, 1re organisation syndicale représentative du secteur, ne demande pas la mendicité pour ces travailleurs, mais des augmentations de salaire réelles et conséquentes :
- 2 000 € brut mensuel pour les minimas conventionnels.
- un 13e mois pour tous et toutes.
- une prime de coupure.
- la majoration des heures supplémentaires de la 35e heure à la 39e de 15 % (10 % actuellement).
- la majoration des heures de travail de nuit et de weekend.
- instauration d’une prime d’ancienneté conventionnelle.