11 novembre, Pétain, et la «pensée complexe»
Hommage à Pétain, rétropédalage ; que dit le cafouillage macronien sur Pétain de sa vision de l’Histoire ?
Publié le 10 novembre 2018
Selon le locataire de l’Élysée, « on peut avoir été un grand soldat durant la première guerre mondiale et avoir conduit à des choix funestes durant la Deuxième ». simple cafouillage ?
Soyons rassurés. Nous n’avions pas compris, sots ou médisants que nous sommes. Certes, le 7 novembre, à Charleville-Mézières (Ardennes), participant à la séquence des commémorations de la première guerre mondiale, l’actuel locataire de l’Élysée a assuré que le Maréchal Pétain « a été, pendant la Première guerre mondiale, un grand soldat ». Certes, interrogé sur l’éventuelle présence de Pétain parmi les chefs militaires honorés samedi 10 novembre aux Invalides, il a affirmé que cela serait « légitime ».
Certes, il a prétendu « en même temps » convenir du rôle de Philippe Pétain dans la collaboration de l’État français avec le régime et l’Occupation nazie ET célébrer son rôle militaire de 14-18 : « On peut avoir été un grand soldat durant la Première guerre mondiale et avoir conduit à des choix funestes durant la Deuxième ». Mais le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux nous l’a dit ce jeudi matin : la République ne rendra pas hommage à Pétain. Et non, ce n’est pas là un rétropédalage après le tollé suscité par cette réhabilitation partielle qui ne s’en voulait pas une du seul chef d’État français reconnu coupable de haute trahison et frappé d’indignité nationale.
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