Un appel national à la grève et à la mobilisation est lancé, ce mardi 6 octobre, pour soutenir le mouvement des lycéens. Des manifestations sont prévues dans la plupart des grandes villes de France : à 10 heures à Lyon et Grenoble ; 10 h 30 à Marseille, 11 heures à Toulouse, Bordeaux et Rennes. À Paris, le rendez-vous est fixé à 14 h sur la place de la République, à l’appel notamment de l’Union étudiante (UE) et de l’Union syndicale lycéenne (USL).
« Les militantes et militants de la CGT y seront pour que nos chasubles rouges permettent de protéger le droit à manifester des lycéennes et des lycéens », a affirmé Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, invitée sur TF1 le 5 octobre. Les lycéens réclament plus de moyens pour étudier dans de meilleures conditions, mais aussi des journées moins longues et la rénovation des établissements.
« On ne gère jamais une mobilisation lycéenne comme ça »
Le mouvement, qui a commencé à Créteil le 17 septembre, a été sévèrement réprimé par la police depuis son commencement, avec près de 2 000 interpellations le jeudi 1er octobre. C’est notamment à ce titre que la CGT apporte son soutien aux jeunes, en plus de partager leurs revendications. « Nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis dix jours, de cette répression inédite organisée par le gouvernement, a ajouté Sophie Binet. On ne gère jamais une mobilisation lycéenne comme ça. » Au total, 5000 interpellations ont été réalisées depuis le début du mouvement.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a adressé dimanche 4 octobre une feuille de route à ses ministres pour avancer sur cinq chantiers, liés aux préoccupations des lycéens, parmi lesquels le remplacement des professeurs absents, l’adaptation des locaux aux fortes chaleurs et l’amélioration des emplois du temps. Pour la secrétaire générale de la CGT, ce courrier arrive avec « dix jours de retard », et s’il aborde des thématiques « importantes », « la question reste : quelles mesures concrètes ? ».