La CGT travaille sur plusieurs projets industriels dans le Grand Est
Le 15 janvier 2019 se tenait à Thionville une réunion des syndicats CGT d’industrie du Grand Est qui travaillent sur des projets comme la création d’une aciérie électrique et d’une usine de batteries pour voiture électriques.
Publié le 17 janvier 2019
L’industrie ce n’est pas du passé. C’est ce qu’ont tenu à rappeler les syndicats de différents secteurs industriels (sidérurgie, automobile, énergie) de la région Grand Est, en présence de Philippe Martinez. Pour tous les participants, l’acier et l’automobile sont les produits d’avenir de la région.
« On oppose souvent la vieille industrie à l’industrie 4.0. Or le 4.0 est depuis longtemps dans les entreprises et il faut sortir de ce débat de premiers de cordée. Multiplions les initiatives avec ceux qui sont les meilleurs connaisseurs du travail : les collègues qui savent à quoi et à qui servent les projets technologiques. » Devant , une centaine de syndicalistes CGT du Grand Est, issus de secteurs aussi différents que la sidérurgie, l’automobile, l’énergie et l’agroalimentaire ou le bois-papier, le secrétaire général de la CGT est venu saluer le travail de réflexion entrepris localement par les syndicats.
Et de faire le lien avec le service public, qui est un facteur d’installation de l’industrie, tout autant qu’il ne tarde pas non plus à disparaître au gré des fermetures d’usines. D’où cette proposition d’une inversion de la spirale de la désertification des territoires par des mesures telle que « la clause sociale » à intégrer dans les appels d’offres publics.
« L’industrie sans le social ne peut pas fonctionner », relève encore le dirigeant syndical, indigné par l’accroissement de la précarité et de l’intérim ainsi que par la politique de Renault. La firme au losange est ainsi confrontée aux pertes de compétences qu’elle a générées et se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de sortir chez Sovab le moteur hybride qu’elle doit y produire pour combler son retard technologique.
Dossier
Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
Dossier / 5 articles
Nos articles les plus lus