Les mobilisations unitaires et citoyennes se poursuivent pour lutter contre la sanction infligée par Élisabeth Borne à l’inspecteur du travail de la Marne. Le 9 septembre, près du ministère du Travail où une intersyndicale doit être reçue, puis le 16 septembre pour un meeting interprofessionnel à Paris.
Suspendu de ses fonctions depuis le 15 avril, Anthony Smith a donc été muté à plus de 200 km de chez lui, en Seine-et-Marne. Qui plus est pour prendre un poste l’excluant des missions de contrôle en entreprise. Bref, loin de sa famille et des tâches qui donnent un sens à son métier.
Depuis sa mise en cause par sa hiérarchie au printemps dernier, pour avoir exigé d’une association d’aide à domicile qu’elle dote ses salariés de masques et de protection, Anthony Smith est devenu un symbole fort du combat des inspecteurs du travail afin de faire respecter leurs missions au service des travailleurs.
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Un comité de soutien fort de 900 membres organise des meetings, des soirées débat… Cette affaire est devenue un combat intersyndical et un caillou dans la chaussure d’Élisabeth Borne. La ministre a été interpellée par des agents de l’inspection du travail lors d’un déplacement à la direction du travail du Calvados, le 28 août 2020. Selon le comité de soutien, elle a à cette occasion provoqué l’hilarité générale des agents en déclarant à propos de la sanction infligée à Anthony Smith : « Jamais un inspecteur du travail ne sera sanctionné pour avoir aidé des salariés ! »
Désobéir aux injonctions ineptes d’une direction qui veut l’empêcher de bien faire son travail est donc le seul « crime » d’Anthony Smith. Depuis sa sanction, la ministre a reçu les confédérations syndicales et le patronat en visioconférence afin de rendre obligatoire au travail ces masques que l’inspecteur exigeait au plus fort de l’épidémie.