Les facteurs des Pyrénées-Orientales tiennent bon depuis le 30 novembre. Tandis que La Poste défend une idée particulière du service public et du dialogue social, les grévistes de la vallée de l’Agly dénoncent le projet et l’attitude de leur direction.
Des bureaux de proximité, des emplois, un service public de qualité. Oui !… Mais en fait, non ! « Nous sommes conviés à deux réunions de négociation par semaine. Or nous en sommes toujours au même point. » Alexandre Pignon fait un constat, sans surprise : la direction régionale de La Poste, à Montpellier, ne fait aucune proposition, aucune avancée significative en matière d’emploi, de conditions de travail et de service public. Il attend toujours, aussi, que la préfecture nomme un médiateur-conciliateur.
« Il faut savoir que les bureaux de poste sont réorganisés tous les deux ans », explique, lucide, le représentant CGT au centre de Rivesaltes, qui fait partie des grévistes chargés de désservir la vallée de l’Agly, située au nord-ouest de Perpignan. La précédente réorganisation a démarré en 2013 sur l’ensemble du département ; il y a six mois, pour le centre de Cabestany. Augmentation de la charge de travail et de la pression, suppression de tournées et de postes de facteurs, arrêt des heures de présence, voire fermeture de guichets, disparition de nombreux bureaux et limitation des horaires d’ouverture ont eu raison de la patience des facteurs dans ce territoire rural à la démographie galopante et au taux de chômage record.
La grève est déclarée dans les centres de Rivesaltes, Claira, Espira-de-l’Agly et Cabestany. Elle dure depuis plus de deux mois.
On achève bien les postiers
Les facteurs des Pyrénées-Orientales tiennent bon depuis le 30 novembre. Tandis que La Poste défend une idée particulière du service public et du dialogue social, les grévistes de la vallée de l’Agly dénoncent le projet et l’attitude de leur direction.
Publié le 4 février 2016
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