Bonheur impossible
Le soldat Hinkemann, qui revient de la première guerre mondiale émasculé, porte en lui toute la désespérance d’une société. Une pièce poignante d’Ernst Toller à découvrir.
Publié le 3 avril 2015, modifié le 7 août 2026
Le soldat Hinkemann, qui revient de la première guerre mondiale émasculé, porte en lui toute la désespérance d’une société. Une pièce poignante d’Ernst Toller à découvrir.
De retour de la guerre où un obus l’a émasculé, le soldat Hinkemann (Stanislas Nordey) retrouve sa jeune et jolie femme Grete (Charline Grand). Traumatisé par la violence, il la rejette en même temps qu’il l’intègre. S’il ne supporte pas que sa belle mère crève les yeux à un oiseau pour qu’il chante mieux, il va devenir pour gagner sa vie quand le pays sombre dans la crise, un phénomène de foire. «Le héros allemand!» qui décapite rats et souris avec ses dents. Pendant ce temps-là, Grete batifole avec son ami Paul (Richard Sammut), séducteur qui chante «La Traviata» et qui s’évade dans la bagatelle. Avant qu’elle ne s’en détourne en découvrant son homme, réduit à faire spectacle afin de divertir le peuple qui doit oublier la guerre et ses mutilés, dixit le forain bateleur (Christian Esnay).
Dossier
Le mouvement des lycéens, l’autre lutte des classes
Le mouvement est né d’une protestation locale, le cri du cœur d’une équipe pédagogique et d’élèves du lycée Saint-Exupéry de Créteil, harassés par le manque de moyens et la pénurie de professeurs. Il s’est ensuite étendu à la Seine-Saint-Denis puis à tout le pays. Focus sur un mouvement qui bouscule le jeu politique et l’actualité.
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