Capitalisme et démocratie
Pierre Gattaz n’est décidément pas avare de propositions. Il suggère, dans une interview publiée le 30 octobre, que la France « sorte de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement ». "
Publié le 17 novembre 2014, modifié le 7 août 2026
Pierre Gattaz n’est décidément pas avare de propositions. Il suggère, dans une interview publiée le 30 octobre, que la France « sorte de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement ».
Pierre Gattaz n’est décidément pas avare de propositions. Après avoir, fin septembre, sous le titre « Un million d’emplois, c’est possible », rendu public le très fourni cahier de revendications du Medef, il suggère, dans une interview au journal L’Opinion publiée le 30 octobre, que la France « sorte de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement ».
C’est évidemment, et comme toujours, au nom de la suppression des freins à l’embauche que le patron des patrons avance cette proposition. « Les chefs d’entreprise quand ils peuvent embaucher craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat. Tant qu’on aura cette contrainte supranationale, peu importe le contrat, le fond du problème ne sera pas traité. » Autrement dit l’instauration d’un contrat de travail unique ne saurait suffire au Medef qui entend, au nom de l’emploi, pouvoir licencier à sa guise.
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