Jusqu’au 14 janvier
Du mercredi au samedi à 20 h 45, le samedi à 16 h 30, le dimanche à 17 h.
Théâtre Ranelagh, 5, Rue des Vignes – Paris 16e. Tél. : 01 42 88 64 44L’amour versus l’argent
L’intérieur d’un salon que l’on devine bourgeois où de grandes teintures grises protègent les meubles de l’usure du temps et de la poussière. Dans ces lieux tristes à mourir Harpagon, vieillard laid, tyrannique et cupide règne en maître.
Publié le 18 novembre 2017, modifié le 14 mai 2026
L’intérieur d’un salon que l’on devine bourgeois où de grandes teintures grises protègent les meubles de l’usure du temps et de la poussière. Dans ces lieux tristes à mourir Harpagon, vieillard laid, tyrannique et cupide règne en maître.
Il entend régenter la vie de ses enfants, Cléante son fils et Élise, sa fille. Et tant pis, si le frère et la sœur ont des projets de vie, des élans du cœur et des choix différents. Le père n’en a cure et poursuit ses calculs d’apothicaire pour marier ses enfants à riches (et vieux) partis. Mais, bien sûr, rien ne va se passer comme prévu…
Quelques lignes suffisent pour reconnaitre l’imbroglio familial qui forme l’intrigue principale de L’Avare, classique parmi les classiques. Sous la direction du metteur en scène Jean-Philippe Daguerre, la troupe théâtrale du Grenier de Babouchka fait vivre, avec une belle énergie, l’une des farces sociales les plus célèbres de Molière. Comme toujours avec Jean-Baptiste Poquelin, autour des personnages principaux s’agite le ballet des « gens de peu » qui — pour Molière — comptent beaucoup : valets, gouvernantes et cuisinière se jouent avec force et malice des puissants. Molière épingle encore les travers d’un notaire étriqué, dépassé par la situation, des intrigantes ridicules qui froufroutent autour du vieux pingre. Quant à la fameuse tirade de la cassette, si le public semble s’en délecter comme une friandise venue tout droit de l’enfance, elle est — en ces temps délétères où l’argent s’évade, s’optimise, achète et corrompt — d’une actualité qui symbolise l’absolue folie des hommes pour l’argent.
Jusqu’au 14 janvier
Du mercredi au samedi à 20 h 45, le samedi à 16 h 30, le dimanche à 17 h.
Théâtre Ranelagh, 5, Rue des Vignes – Paris 16e. Tél. : 01 42 88 64 44
Dossier
Quand la musique bosse
Heavy Metal, krautrock, rap… Avant d’animer nos ondes et nos platines, de nombreuses chansons ont jailli des usines ou des quartiers ouvriers. Dans cette série d’été, NVO.fr raconte comment le monde du travail a révolutionné l’histoire de la musique.
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