En polyphonies de haute volée, « Les Têtes de Chien » revisitent ce qui est souvent considéré comme des comptines. A capella, avec une belle créativité, les chansons traditionnelles prennent dans l’album « Faces cachées » une dimension bien moins innocente.
Qui ne connaît un couplet de « A la claire fontaine », « Il était un petit navire » ou « C’est la mère Michel » ? Derrière ce qui fut longtemps affublé du qualificatif condescendant de « folklore » et qui est en fait une tradition musicale orale, se cache tout un monde de sous-entendus, de double sens et d’images qui révèle l’inconscient collectif d’une époque, d’une région, d’une culture.
Le corpus de ces chansons traditionnelles est immense -environ 3 000 titres- et largement méconnu, puisqu’au-delà d’un couplet et un refrain, la plupart d’entre nous ignore l’intégralité des textes.
Issus de tous les horizons du chant et des arts de la scène, les membres de ce quintette singulier proposent a capella des versions très contemporaines de ces chansons du patrimoine. Ce faisant, ils en révèlent les aspects transgressifs, pourfendant les tabous les plus enfouis, sexe, cannibalisme, cruauté, inceste et rapports de domination.
La virtuosité et le timbre des deux ténors, du baryton, du baryton basse et de la basse se marient avec de réjouissants collages musicaux unissant tradition et modernité avec bonheur.
Le quintette Les têtes de chien dévoile les « Faces cachées » des comptines
De même que les contes, les chansons, complaintes et comptines populaires ont souvent un double sens. Avec l’album « Faces cachées », le quintette virtuose « Les Têtes de Chien » les dévoile a capella.
Publié le 31 décembre 2018, modifié le 14 mai 2026
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